Six ans après la mort d’Elisa Pilarski en forêt de Retz, l’affaire est loin d’être close. Christophe Ellul a fait appel de sa condamnation, ce qui suspend l’euthanasie réclamée pour son chien Curtis.
Une affaire qui dure depuis 2019.
En novembre 2019, le corps d’Elisa Pilarski, 29 ans et enceinte de six mois, avait été retrouvé en forêt de Retz, couvert de plusieurs morsures de chien. La jeune femme promenait alors Curtis, le chien de son compagnon, lorsque le drame s’est produit.
Les expertises menées pendant l’enquête ont désigné l’animal comme étant à l’origine des blessures mortelles, même si une chasse à courre réunissant 21 chiens se déroulait aussi ce jour-là en forêt. Aucun ADN appartenant à ces autres animaux n’a pourtant été retrouvé sur la victime, contrairement à celui de Curtis.
Le 11 juin dernier, le tribunal correctionnel de Soissons avait condamné le prévenu à quatre ans de prison avec sursis pour homicide involontaire et ordonné l’euthanasie de Curtis, estimant qu’une remise du chien à une association reviendrait à nier sa dangerosité.
Un appel qui suspend la décision visant l’animal.
Le parquet a confirmé ce vendredi 19 juin à BFMTV, confirmant une information du quotidien L’Union, que le compagnon de la victime avait fait appel de ce jugement.
Me Alexandre Novion monte au créneau et explique que son client avait d’abord cherché l’apaisement avant de réaliser que cette condamnation lui serait « définitivement insupportable ».
L’appel porte sur l’ensemble des dispositions pénales et civiles, ce qui suspend de fait l’euthanasie de Curtis.
L’avocat de la famille d’Elisa Pilarski, Me Xavier Terquem, s’était dit soulagé que la responsabilité du compagnon de la victime ait été reconnue. La balle est désormais dans le camp de la Cour d’appel, qui devra à son tour se prononcer sur l’affaire.











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