Vingt-cinq ans après l’arrêt de toute fabrication nationale de munitions militaires de petit calibre, le pays s’apprête à rouvrir une ligne de production sur son sol, et c’est un groupe familier des amateurs de chasse et de tir sportif qui en prend la tête.
Un site retenu au terme d’un long appel d’offres.
Le ministère des Armées a annoncé mercredi que la Direction générale de l’armement avait tranché en faveur du groupement formé par FN Herstal, Cheddite et Nobel Sport, à l’issue d’un appel d’offres européen lancé en 2025.
La future unité sera bâtie à Clérieux, dans la Drôme, avec une entrée en production visée pour 2029.
Elle produira des cartouches de 5,56 x 45 mm pour les fusils d’assaut ainsi que du 7,62 x 51 mm destiné aux mitrailleuses et fusils de précision, pour une capacité annuelle attendue de 75 millions de munitions et la création d’une vingtaine de postes.
Une autonomie redevenue prioritaire.
La pandémie puis la guerre en Ukraine ont rebattu les cartes sur la question de l’approvisionnement, poussant l’État à vouloir sécuriser une production sur le territoire plutôt que de dépendre des marchés internationaux.
Dans un premier temps, l’usine se limitera au chargement, à l’assemblage et au conditionnement des cartouches, avant une extension possible aux poudres et aux amorces.
Le groupement retenu n’arrive pas en terrain inconnu puisque Nobel Sport et Cheddite disposaient déjà d’implantations Françaises avant de rejoindre FN Herstal Browning, un atout qui avait été identifié dès le printemps comme déterminant dans cette compétition.
Après vingt-cinq ans d’absence, la France renoue donc avec une filière qu’elle avait laissée filer vers l’étranger, et ce retour sur le sol national a de quoi rassurer autant les armées que les acteurs économiques locaux.















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