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Finalement, la ministre de l’écologie ne démissionne plus suite à la demande d’Emmanuel Macron

monique barbut reste

Annoncée démissionnaire ce mercredi matin après le vote d’une loi agricole qu’elle jugeait inacceptable, Monique Barbut a finalement accepté, quelques heures plus tard, de conserver son poste de ministre de la Transition écologique à la demande d’Emmanuel Macron. Un revirement aussi rapide que la sortie qui l’avait précédé.

Une indignation qui n’a manifestement duré que quelques heures.

Le Parlement a définitivement adopté mardi le projet de loi d’urgence agricole, qui autorise l’agence sanitaire à réintroduire, sous conditions et pour une poignée de filières en difficulté comme la noisette ou la betterave, deux pesticides interdits en France mais toujours homologués ailleurs dans l’Union européenne, l’acétamipride et le flupyradifurone.

Monique Barbut s’y opposait ouvertement et l’a fait savoir en annonçant sa démission ce mercredi, allant jusqu’à parler du « recul environnemental de trop » et à dénoncer un exécutif qui aurait, selon elle, empêché tout débat sur cette mesure.

Le geste avait tout d’une rupture nette mais il n’en était visiblement rien.

Rester au gouvernement compte finalement plus que le principe invoqué.

Après une colère qui n’aura visiblement pas duré très longtemps, l’entourage de la ministre a annoncé en milieu de journée qu’elle avait décidé de poursuivre sa mission, à la demande du chef de l’État qui lui aurait assuré son soutien.

Monique Barbut justifie ce volte face par « l’urgence » d’agir contre le changement climatique.

Une urgence qui, curieusement, n’existait pas la veille au soir quand elle affichait sa colère et qui n’empêchera pas la loi contestée de rester en vigueur.

Difficile de ne pas y voir une ministre qui tient avant tout à garder son ministère et tout ce qui va avec, quitte à se poser en victime muselée le matin pour mieux se raviser le soir, même si finalement, rien n’a changé sur le fond…

6 réflexions sur « Finalement, la ministre de l’écologie ne démissionne plus suite à la demande d’Emmanuel Macron »

  1. Faut-il laisser mon ministère ou bien penser à mon salaire ?
    On appelle ça un « débat cornélien « . Le dilemme de madame Barbut n’est en rien celui du héros tragique qui s’interrogeait sur le sens du devoir.
    Il faut dire qu’avec un salaire de 11 000 € par mois (traitement de base des ministres en France) auquel s’ajoutent des indemnités de fonction et autres avantages (véhicule, logement de fonction, frais de représentation, transports gratuits, frais de télécommunications, climatisation de ses bureaux etc..), ça fait réfléchir de laisser le fauteuil à un autre. Le sens du devoir ? À notre époque où tous veulent être Calife à la place du Calife, il y a des priorités. Alors on se ravise, madame Barbut. Les valises ce sera pour 2027, sans débat cornélien.

  2. Non ! Sans blaguer! A part Willy Schraen, qui pouvait croire la blague de la démission ? Comme je l’ai ajouté dans votre article précédent sur cette démission : »Willy, les 9 mois qui viennent vont être dures, les couleuvres vont être de plus en plus grosses ».

  3. Cette dame s’est indignée, notamment des « Deux pesticides interdits en France mais toujours homologués ailleurs dans l’Union européenne. » Mais sa démission comme celle du 1er ministre Lecornu, le 6 octobre 2025, n’aura duré que peu de temps. La place serait-elle trop bonne ?
    Au fait, les agriculteurs producteurs de noisettes ont perdu 50% de leur production et de leurs revenus, avec ces interdictions. Et quand on sait que la production française ne couvre que 10 % de la consommation nationale (50.000 tonnes par an), les industriels se fournissent à l’étranger (Turquie, Italie, Espagne, Grèce, Portugal, Chili, États Unis) où les produits interdits en France sont autorisés là bas, massivement.
    Monique Barbut, démissionnaire d’un jour, s’indigne pour les produits sanitaires comme elle s’est montrée « Horrifiée » que les Français veuillent mettre la Clim pour ne pas crever. Pourtant, madame, est bien réfrigérée dans son bureau à Paris, tout comme ses collaborateurs.
    Elle a même pris l’avion lors de son retour de Perpignan où elle présidait la commission sur le « réchauffement climatique de régions ». Rentrer en train « écologique » n’a pas été possible, faute de Clim car le TGV pouvait tomber en panne à cause de la canicule. Quand madame boit frais, n’oubliez pas de lui mettre un glaçon et une tranche de citron ! Au diable les Agriculteurs !…
    Et on veut redresser le pays avec de tels incompétents….

  4. Encore des promesses et des magouilles sous la table .
    Elle a certainement obtenu autre chose , peut être rien de bon pour les chasseurs 🤔

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