La chasse et la pêche sont des moteurs économiques importants pour bien des territoires. Si certains essaient de laisser penser le contraire, des élus qui doivent faire tourner l’économie locale l’ont bien compris et décident de relancer la machine quand la situation se dégrade. Le gouvernement régional d’Estrémadure se trouve dans cette situation et a décidé de ramener à zéro la taxe des licences de chasse et de pêche depuis le mercredi 5 août. Mercedes Mazo, qui pilote le dossier au sein de l’exécutif, y voit un appui direct apporté à toute une filière.
La taxe tombe à zéro pour tout le monde.
C’est la loi de finances régionale pour 2026, publiée au Diario Oficial de Extremadura, qui a instauré une réduction de 100% sur la taxe appliquée aux licences de chasse comme de pêche de la région espagnole.
Juridiquement, la taxe existe toujours, mais son montant est désormais nul, ce qui revient exactement au même pour le pratiquant qui devait jusque-là sortir environ 25 euros pour la chasse et près de 5 euros pour la pêche.
Le texte ne pose par ailleurs aucune condition de résidence, à tel point qu’un chasseur venu d’une autre communauté autonome ou même de l’étranger peut solliciter la licence sans rien débourser.
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La démarche administrative a elle-même a été considérablement simplifiée puisque la licence se demande en ligne sur la plateforme du gouvernement régional, par simple déclaration responsable, et arrive dans la foulée par courriel au format PDF.
Tout ne devient pas gratuit pour autant.
Il ne faudrait pourtant pas en conclure que chasser ou pêcher ne coûte plus rien dans la région, car seule la licence administrative est concernée.
Le chasseur doit toujours détenir une autorisation délivrée par le titulaire du droit de chasse sur le territoire où il se rend, et le pêcheur l’autorisation journalière sur les parcours réglementés.
S’y ajoutent l’assurance de responsabilité civile et les éventuelles dépenses liées aux adhésions diverses aux associations locales.
Derrière ce geste, il y a forcément un calcul. Les activités cynégétique et halieutique pèsent plus de 400 millions d’euros dans l’économie régionale, et l’exécutif espère manifestement récupérer par le tourisme engendré par cet aide financière ce qu’il abandonne en recettes via les taxes.
Vu de France, où le coût de la validation augmente et revient chaque année dans les conversations de fin de saison, on ne peut pas vraiment donner tort à ceux qui suivront l’expérience de près.
















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