Du 3 au 10 septembre 2026, l’association anti-chasse installe affiches et écrans animés dans les couloirs et sur les quais du métro parisien pour dénoncer ce qu’elle appelle « un massacre des renards ». L’opération, menée avec le soutien de la Fondation 30 Millions d’Amis, met en scène l’animal sur les murs de plusieurs stations, certains écrans rétroéclairés le faisant même cligner des yeux. Une campagne d’affichage coûteuse, alors même que l’été qui vient de s’achever a durement éprouvé la faune sauvage sur le terrain.
Une semaine d’affichage cible les usagers du métro Parisien.
Les anti-chasse n’en sont pas à leur coup d’essai lorsqu’il s’agit d’essayer de récolter de l’attention ou des dons auprès des populations qui connaissent plus le béton que les champs.
C’est ainsi que l’ASPAS a lancé une campagne dans le métro Parisien, afin d’attirer l’attention sur ce qu’elle considère être un problème : la régulation des renards.
Les visuels couvrent aussi bien les stations aériennes que souterraines de la capitale et de sa banlieue, où transitent quotidiennement des millions de voyageurs.
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L’ASPAS avance le chiffre de 600 000 renards prélevés chaque année en France, sans que cette estimation soit vérifiable de manière indépendante, et rappelle que l’espèce figure sur la liste des ESOD dans la plupart des départements.
Elle passe en revanche sous silence les dégâts que les populations de renards peuvent occasionner sur la petite faune et les élevages, arguments pourtant régulièrement mis en avant par les Fédérations de chasseurs pour justifier une régulation encadrée.
On notera surtout que ce budget publicitaire intervient quelques semaines à peine après que l’association elle-même a alerté sur les effets des feux, canicules et sécheresses de l’été sur la biodiversité…
Une pétition et un rendez-vous à Rouen doivent prolonger la mobilisation.
Le 19 septembre, l’ASPAS organise par ailleurs une journée consacrée au renard au Quartier Libre de Rouen, avec conférences et animations pour enfants afin de continuer de diffuser sa propagande anti-chasse.
Difficile, dans ce contexte, de ne pas s’interroger sur les priorités affichées par l’association.
Quand les habitats brûlés et les points d’eau asséchés auraient pu justifier des moyens engagés directement sur le terrain, l’ASPAS a préféré investir dans des affiches léchées et des écrans animés pour convaincre des usagers du métro parisien, loin de la réalité rurale et loin des animaux qu’elle prétend défendre.
Les chasseurs, eux, continuent de se mobiliser là ou c’est nécessaire, c’est à dire sur les territoires.









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