Un arrêté publié au Journal officiel le 8 septembre ajoute le grand tétras et le lagopède alpin à la liste des oiseaux protégés établie en 2009, ce qui interdit désormais toute chasse, capture ou dégradation de leur habitat. Cette décision, qui abroge le moratoire de cinq ans instauré en 2022, provoque une vive réaction du monde cynégétique dans les Pyrénées-Atlantiques.
Un arrêté ministériel met un terme définitif à la chasse de l’oiseau emblématique des sommets.
La ministre de la Transition écologique et de la biodiversité Monique Barbut a signé ce texte, qui remplace la décision prise en 2022 et qui prévoyait une suspension provisoire destinée à permettre à l’espèce de se reconstituer sur ses différents sites de présence.
Avec ce nouvel arrêté, l’interdiction devient permanente aussi bien pour le grand tétras que pour le lagopède alpin, une mesure que la Ligue pour la Protection des Oiseaux a accueillie favorablement.
Le président de la Fédération de chasse locale redoute l’arrêt de tous les travaux de préservation engagés
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Didier Garat, qui préside la Fédération des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques, se dit révolté de voir le dossier tranché avant même la fin du moratoire prévu, et il assure que « cet oiseau méritait mieux que ça ».
Il rappelle que le groupement d’intérêt cynégétique Montagne consacre depuis plus de vingt ans, grâce aux subventions de la Fédération et de la région, entre 20 000 et 25 000 euros chaque année à l’entretien des lisières et au gyrobroyage, des travaux qui favorisent la pousse des myrtilles et des framboises indispensables à la reproduction de l’oiseau.
Selon lui, plus personne n’aura désormais intérêt à poursuivre ces aménagements, et l’espèce pourrait connaître le même déclin que dans les Vosges et le Jura, où la chasse est pourtant proscrite depuis les années 1970 sans que cela ait suffi à inverser la tendance.
La Fédération Nationale des Chasseurs et les Fédérations départementales concernées annoncent leur intention de saisir le Conseil d’État pour demander l’annulation des textes et obtenir que le moratoire aille à son terme. Didier Garat affirme que les chasseurs reprendraient volontiers leurs actions de protection en cas de victoire devant les juges, une manière de rappeler qu’on ne défend pas toujours la biodiversité depuis le même camp.















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