Actualité de la Chasse Chasse à l'étranger Suisse : une pénurie de chasseurs qui commence à coûter cher

Il ne se passe pas une semaine sans que l’on lise ici et là un article sur la pénurie de chasseurs en Suisse – la Suisse qui, on le rappelle, a été le premier pays à interdire totalement la chasse dans l’un de ses cantons (l’équivalent de nos départements). En effet depuis 1974, plus personne n’a le droit de chasser dans ce canton, qui pour autant est obligé de pratiquer de très nombreux tirs d’animaux, du lapin au sanglier, car ces derniers occasionnent de nombreux dégâts.



Si le canton de Genève est un canton très riche qui peut se permettre de payer de nombreux gardes faunes et payer les dégâts de gibier sur le dos de ses (aisés) contribuables, ce n’est pas le cas partout dans le pays. Ainsi le canton de Vaud, comme tous les autres cantons en Suisse, est confronté à une baisse de ses effectifs de chasseurs, et donc de main d’œuvre pour réguler la faune avec tout ce que ça implique.

Dans le canton de Vaud il n’y a que 700 chasseurs pour 3212 km², c’est très peu. Trop peu pour réguler cerfs, sangliers et chevreuils qui génèrent plus de 1.300 000 de francs suisses de dégâts (presque 1,2 million d’euros) !

Le problème viendrait du fait que la formation à l’examen du permis de chasse soit  beaucoup, beaucoup trop complexe. Il faut compter 70h de formation étalées sur 8 mois pour pouvoir prétendre passer l’examen. Et encore il y a quelques années en arrière, il fallait compter 1 an complet de formation…

On ne pourra au moins pas enlever aux chasseurs suisses leur extrême connaissance de la faune et de la flore, néanmoins avec à peine 60 nouveaux candidats par an le canton peine à enrayer la baisse des effectifs.

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23 Commentaires

  1. Ils sont ou nos anti chasse ???
    Comme à leurs habitudes, ils râlent et dès que l’on parle de dégâts et qu’il faut payé…y’a plus personne.
    Bref, voici une belle preuve que la chasse est utile. Reste néanmoins, que la Suisse n’est pas facile avec ses prétendants chasseurs.
    La formation est utile et nécessaire, mais à ce point ?

    • Je le pense, oui, utile à ce point, car l’accent doit être mis sur les consignes de sécurité !! Lorsque j’ai passé mon permis il y a plus de trente ans, c’était déjà comme ça, ainsi que la reconnaissance du gibier. L’identification de ce même gibier avant le tir. À combien n’est-il pas arrivé de tuer leur chien ou celui du collègue. Cela paraît long j’en conviens mais c’est le prix à payer pour que nos parties de chasse ne se terminent pas par des drames. Et aussi pour pouvoir tenir tête à nos détracteurs de toujours les anti chasse, qui curieusement là, ne veulent pas payer les dégâts !!

    • Je pense en ce moment le permis dans un canton suisse. C’est très intéressant. Il y a des cours passionnants et très enrichissants. La grosse différence avec la France est la partie tir qui demande de l’entraînement et donc d’avoir l’habitude de son arme. Par contre, la chasse en France a plus de diversité. Il serait difficile de maîtriser pour un permis l’ensemble des chasses française comme là-bas.

    • Bizare qu’il ne parle pas de pourquoi il y a une surpopulation à base de lâcher de gibiers d’élevage dans le passé qui ont générés le problème de surpopulation…

  2. Bonjour,
    Ayant passé le permis français (il y a plus de 10 ans) et le vaudois plus récemment (chaque canton possède son propre examen), je vous confirme la difference importante de degré de connaissance entre les deux. Le permis vaudois est beaucoup plus sélectif par l’investissement financier également (il faut avoir un fusil et une carabine équipée d’une lunette pour les examens de tir).
    Il n’ y a pas un système mieux que l’autre mais juste une politique de la chasse différente d’un pays à l’autre. L’ une élitiste, axée sur des connaissances théoriques poussées et la dextérité aux tirs, l’autre populaire, orientée sur la sécurité de la pratique avant tout.

    Bonne saison à tous.

  3. Attention, ce n’est pas la Suisse mais le canton de Genève qui a interdit la chasse. Là bas, la compétence au niveau cynégétique est au niveau des cantons. Ainsi, il peut y avoir de grosses différences d’un canton à l’autre. Les cantons ont aussi le droit de mettre en place des prélèvements d’animaux protégés au niveau fédéral comme le loup ou l’ours.

  4. Ceci n’ est pas un problème pour les différentes associations de chasses . Des l’instant que les anti chasseurs payent les dégâts occasionnés par le gibier mis en cause . Pour le moment ce sont les casseurs qui payent la facture .

    • En Suisse, les dégâts sont payés par le canton et les mesures de protection sont obligatoires pour toucher quelque chose. Le chasseur lui doit faire des travaux d’utilité pour la nature pour rendre quelquechose. Avec mon équipe on a démonté 400 mètres de grillage vieux de 40 ans dans lesquels les animaux se prenaient. C’est une autre philosophie.

    • Il y a bien moins d’accidents en Suisse qu’en France, comme quoi le niveau de formation est important. Par contre j’espère que bientôt arrivera le jour où tous les cantons prendront exemple sur Genève. 🤟

    • Vous démontrez le contraire de ce que vous affirmez. Baisse du nombre de chasseurs alors qu’ils seraient passés d’un an de formation préalable à 70h sur 8 mois!…comment attribuer cela à une formation trop complexe?
      Je n’en connais pas le contenu précis, mais j’ai toujours dit que la formation au permis était bien plus sérieuse dans d’autres pays, avec de la théorie et surtout de la pratique. Baisser le niveau de ceux à qui ont autorise le port d’armes, qui pense cela sérieusement ?
      Et puis même si la chasse contribue à de la régulation, ce n’est pas sa vocation.

  5. La faune est reléguée depuis des décennies à de tout petits territoires, elle « déborde » donc parfois sur celui des hommes : résultat d’une politique agricole industrialisée et pesant sur l’équilibre environnemental que l’on connaît et sur les écosystèmes détruits. La chasse ne devrait pas être un régulateur de masse, elle cause plus de dommage encore qu’elle n’est écolo, comme le prétendent certains, en tuant des espèces (considérées comme nuisibles par les chasseurs, qui tentent de justifier des pratiques barbares comme le déterrage des blaireaux) prédatrices d’autres qui dévastent les potagers (diminution de leurs prédateurs (chasse), ex. le renard, la fouine qui mangent les campagnols et autres dévoreurs de racines potagères…). La chasse est un lobby qui intéresse beaucoup les hommes politicards, c’est la seule raison pour laquelle elle est autorisée en masse. Autre exemple contre-productif : le sanglier. Il gêne (entre autre) les exploitations porcines industrielles (encore) en les contaminant. On le tue donc de manière drastique. Il ne s’est pas rapproché des lieux de vie de l’homme, ce sont les hommes qui ont sans cesse repoussé son territoire, vidé les forêts de sa nourriture, il a besoin de 10% de protéines et de 90% d’herbes et plantes diverses. L’agriculture intensive, encore elle, ne cesse de l’ « exproprier » de son habitat. Opportuniste, comme l’homme, lorsque son environnement naturel n’est plus abondant pour suffire à son alimentation, il consomme ce qu’il trouve : les cultures…

    • Ce n’est pas parce que des propos sont trop complexes pour vous qu’il s’agit de foutaises. Sortez de vos certitudes et renseignez-vous un peu. A moins que réfléchir soit trop fatiguant pour vous.

    • Pfffff vous ne savez pas ce qui se passe dans la forêt de St Germain en région Parisienne? Vous vous méprenez quand pensez de la sorte, et c’est bien dommage!!! Exemple: pas un chasseur ne tue les hirondelles, et pourtant nous n’en avons presque plus dans nos campagnes…

  6. Une éducation cynégétique plus poussée en France évitera déjà la confusion entre sanglier et cycliste ou voisin dir poste et donc nombre de morts pas stupidité et/ou cupidité.

  7. Bonjour,
    Vos informations sont inexactes. Un canton, en Suisse, n’a rien à voir avec vos départements. C’est un état souverain, possédant son gouvernement et son parlement propres au sein d’une Confédération. D’ailleurs, les cantons existaient bien avant vos départements (XIIIe siècle). Chaque canton est souverain en matière de chasse, pour ce qui vous occupe, dans le cadre d’une législation supérieure, la Loi fédérale sur la Chasse applicable par les 23 cantons suisses qui appliquent un des systèmes de chasse leur convenant : chasse à patente permettant de chasser n’importe où dans le canton concerné ou chasse affermée (location de territoires).
    Il est exact que les chasseurs sont interdits dans le canton de Genève, mais pas la chasse comme vient de le rappeler le chef des gardes-faune affecté à la régulation des espèces. Dans mon canton, le canton du Jura, la formation des candidats-chasseurs dure 2 ans complets (3 ans anciennement) : formation théorique (législation, armes et balistique, éthique, connaissance et gestion de la faune – poil et plume – , identification des espèces, nature, pratique de la chasse, chiens de chasse ) et formation pratique : manipulation des armes, tirs éliminatoires (carabine et fusil), estimation de distances, sécurité. En outre 100 heures au minimum doivent être effectuées dans le terrain par des travaux en faveur de la protection de la nature. Des journées pratiques (sécurité, armes, éthique, chiens de rouge) sont également à suivre. Le permis annuel ne peut être délivré si le chasseur n’a pas accompli une journée de travail organisée dans la nature l’année qui précède la demande. Les périodes de chasse comprennent l’affût (individuel), la chasse générale (5 chasseurs max.) et la chasse d’hiver (battues). Merci de m’avoir lu…

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