Une étude parue dans plusieurs médias qui ont repris l’information affirme que le coût de la gestion des espèces classées ESOD est bien supérieure aux dégâts causés par ces mêmes espèces. La réalité du terrain est pourtant bien différente et les gens qui œuvrent chaque jour sur le terrain le savent. L’étude n’intègre visiblement pas les témoignages des agriculteurs, gestionnaires de territoires et des éleveurs et pour cause, les animalistes font le pressing pour que les bases de données soient alimentées par des relevés précis et sur ce point, ils ont raison puisqu’ils ont tout à y gagner.
Une étude qu’il fallait anticiper?
Nous avons abordé en ce début de semaine la publication d’une étude sur le coût de la gestion des animaux nuisibles qui affirme que ce dernier est plus élevé que les dégâts concernés.
Cette étude se base sur l’analyse des données administratives Françaises entre 2015 et 2022, autant dire sur les relevés des dégâts qui ont été déclarés.
Quelque part, il fallait s’attendre à ce qu’une telle étude vienne un jour profiter aux anti-chasse et animalistes puisque les responsables des chasseurs et des piégeurs eux-mêmes alertent sur la situation depuis un moment.
Trop souvent, des dégâts sont constatés par un particulier, un agriculteur ou n’importe qui d’autre et on appelle le piégeur du secteur qui intervient, capture l’animal concerné et repart. L’efficacité est toujours au rendez-vous mais les bases de données ne sont pas alimentées.
Et lorsque vient la fin de saison, les associations de piégeurs réclament les relevés de piégeages ainsi que les déclarations de dégâts, souvent trop peu nombreuses à revenir puisqu’elles ne sont que trop peu rédigées.
Certains piégeurs rigoureux ont la solution et demandent désormais que la déclaration de dégâts de la personne concernée soit remplie avant toute intervention, ce qui permet de faire remonter aux associations de piégeurs et aux Fédérations des données tangibles à ajouter aux bases de données.
Ne pas faire remplir suffisamment de ces déclarations et ne pas remonter les informations pendant des années a mené à la situation actuelle et on ne peut pas vraiment jouer la surprise…
Les associations anti-chasse ont aussi joué un rôle.
Bien évidemment, les chasseurs et piégeurs sont en partie responsables de cette étude car avec des déclarations de dégâts dument remplies par les victimes, cette étude n’aurait pas sorti les mêmes chiffres.
Mais les associations anti-chasse jouent elles aussi un rôle dans cette affaire.
Lors de l’étude des déclarations de dégâts par exemple. Si un agriculteur déclare plusieurs hectares en dégâts suite au passage de corneilles et de sangliers, des intervenants comme la LPO font tout simplement annuler cette déclaration qui part à la poubelle.
En effet, l’association estime que les dégâts ne peuvent ni être imputés précisément aux sangliers ni aux corneilles, la déclaration ne peut donc pas être prise en compte et intégrée aux chiffres officiels.
La bonne démarche serait donc de dire, si les dégâts concernent deux hectares, de déclarer des dégâts de sangliers sur un hectare et de corneilles sur un autre.
Cette nomenclature est souvent floue pour les déclarants qui pensent avoir bien rédigé leurs déclarations qui finiront pourtant par rester sans suite.











![[Vidéo] Une vidéo sur le cormoran qui remet en cause les dégâts causés par le silure](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2024/01/north-sea-8369937_1280-compressed.webp)
