Moratoire sur le gibier d’eau, l’ANCGE crie à « l’arnaque »

Vous le savez, la Commission européenne s’est réunie il y a quelques jours au sein de la commission NADEG afin de débattre avec ses États membres de la conservation de 7 espèces de gibier : sarcelle d’hiver, canard milouin, canard siffleur, le souchet, le pilet ainsi que la caille des blés et la grive mauvis.
Depuis 2021, la Task Force Recovery of Birds, qui examine la durabilité de 33 espèces d’oiseaux migrateurs, s’est prononcée très défavorablement sur la chasse de 4 espèces en proposant un moratoire strict, c’est-à-dire de ne plus les chasser du tout (milouin, siffleur, caille des blés, grive mauvis) et de réduire de 50 % les prélèvements de souchet, sarcelle d’hiver et canard pilet.
Cette Task Force, composée « d’experts », comporte en son sein de nombreux personnels issus d’organismes notoirement anti-chasse, ce qui pose d’emblée un léger problème d’impartialité, mais soit…
Les propositions de la Commission se basent donc sur des relevés de populations effectués uniquement au niveau de l’Europe administrative, c’est-à-dire l’Europe des 27, et donc SANS la Russie. Vous commencez à comprendre le problème…
Ce grand pays, géographiquement proche de l’Europe mais qui n’en fait évidemment pas partie d’un point de vue politique, abrite une grande partie des oiseaux migrateurs visés par le moratoire, puisqu’ils y nichent !!
L’ANCGE n’a pas manqué de réagir vivement à ces annonces qui ont pris, il faut l’avouer, un peu les chasseurs de court, FNC comprise : « Preuve que cette situation est ubuesque, le nombre d’oiseaux estimé au sein de certaines populations européennes s’est avéré inférieur au prélèvement réalisé par les chasseurs ! Pourtant, ce sont ces estimations qui ont permis d’aboutir aux recommandations de gestion précédemment évoquées. » nous explique l’ANCGE par la voix de Pierrick François, son secrétaire général.
Siffleur, souchet, pilet et sarcelle représentent à eux 4, 80 % à 90 % des prélèvements totaux des anatidés en France chaque année. Interdire leur chasse reviendrait clairement à allumer la mèche d’une importante révolte sociale.
D’ici le 15 janvier, date de la prochaine réunion NADEG où doit être voté ce ou ces moratoires, il faut espérer que les différentes rencontres du ministère de l’Environnement ainsi que du Sénat par les chasseurs et leurs représentants puissent convaincre la France de s’opposer à de telles mesures.
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