Actualité de la Chasse Grand gibier Haut-Rhin : vers l’autorisation généralisée des tirs de sangliers de nuit à...

Dans le Haut-Rhin, dans les secteurs de montagne, les agriculteurs n’en peuvent plus de constater chaque matin que les sangliers sont encore à l’origine de nombreux dégâts. La Fédération a multiplié les battues sur tout le département et si plus de 13.000 sangliers ont été prélevés sur la dernière saison, ce n’est pas suffisant pour les agriculteurs qui souffrent de l’impact des dégâts sur leurs finances.



Les secteurs les plus touchés sont ceux de Fréland, Orbey, Sainte-Marie-aux-Mines, Sainte-Croix-aux-Mines, Lièpvre et Lapoutroie comme le rapporte l’article concerné de Francebleu. Certains exploitants subissent tellement les dégâts du sanglier sur leurs parcelles qu’ils se retrouvent dans l’incapacité de nourrir leurs propres bêtes et doivent acheter de l’aliment provenant de l’extérieur, ce qui représente un surcoût non négligeable et un risque de perte de qualité pour des producteurs de munster AOP qui ne peuvent pas nourrir leurs vaches avec de l’aliment local.

Les agriculteurs se sont d’ailleurs manifestés dans la commune de Fréland pour exprimer leur ras le bol et demandent que des actions soient engagées pour que leurs prés ne soient pas systématiquement retournés par les sangliers. Pour avoir une idée de ce que représentent ces dégâts au niveau financier, sur un échantillon de 123 hectares la facture s’élève à près de 117.000€.


Une réunion avec les maires des communes concernées par les dégâts de sangliers est prévue d’ici la fin du mois de juin à la préfecture du Haut-Rhin. Plusieurs solutions potentielles devraient y être abordées dont le maintien des battues coordonnées sur les différents territoires, les affûts dans les zones les plus touchées mais aussi les tirs de nuit avec utilisation de lunettes thermiques.

Si pour le moment comme l’arrêté préfectoral n°2021-17 du 19 février 2021 stipule que « […] les lunettes de tir thermiques ou caméra thermiques fixés sur l’arme sont autorisées pour les seuls lieutenants de louveterie » les agriculteurs voudraient généraliser ce procédé à tous les chasseurs qui pourraient participer aux opérations de tirs de nuit afin d’exercer une pression encore plus forte sur les populations de sangliers. Il faudra attendre le compte rendu de cette réunion afin d’en connaître les conclusions.

Chasseur autodidacte depuis 19 ans, j'ai appris à me former et m'informer seul. Ce besoin de connaissances du monde de la chasse conjugué à un esprit espiègle m'ont assez naturellement conduit au journalisme cynégétique

2 Commentaires

  1. bonjour,

    Bonne idée, à croire que les chasseurs sont meilleurs tireurs la nuit que le jour.
    Il faudrait à minima peut-être interdire les consignes de tir sur le poids et sexage des animaux, nous ne sommes pas face à des animaux qui font 1 à 2 petits par ans.
    Ces mesures de tirs de nuit ne peuvent que renforcer l’idée de nos détracteurs que nous n’accomplissons pas ou mal nos missions de service publique.

    Cordialement

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