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Pourquoi et comment le cerf perd-il ses bois chaque année ?

pourquoi les cerfs perdent leurs bois ?
pourquoi les cerfs perdent leurs bois ?

Chez notre grand cerf élaphe, les bois ne sont pas de simples attributs. Ce sont des symboles de puissance, des marqueurs de hiérarchie et, disons-le, le fantasme de bien des passionnés. Pourtant, la nature nous offre ici un paradoxe fascinant : cette masse osseuse spectaculaire, capable de briser des branches lors du rut, et même de tuer un adversaire, est une structure éphémère. Chaque année, le miracle se répète : ça tombe, et ça repousse.

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Un calendrier réglé comme du papier à musique

Ne croyez pas que cette chute des bois du cerf soit un hasard. Dès la fin de l’hiver, le processus s’enclenche. Les vieux mâles, les grands cerfs dominants, sont souvent les premiers à se délester, parfois dès mi-février. Les jeunes daguets, eux, font de la résistance et gardent leur tête parfois jusqu’en mai. C’est une horloge biologique redoutable, pilotée par les hormones et la lumière.

Et qu’on se rassure : non, le cerf ne souffre pas ! C’est une « mue » osseuse, un mécanisme programmé où le corps décide qu’il est temps de faire place nette pour la future repousse.

La testostérone : le chef d’orchestre

Tout est une question de virilité, ou plutôt de taux d’hormones. Une fois le brame du cerf terminé, le taux de testostérone s’effondre. C’est ce signal qui ordonne à l’os de se résorber au niveau de la jointure avec le crâne (le pivot). La soudure lâche, et hop, les bois tombent au détour d’un sentier ou d’un saut de haie. Parfois, le cerf ne s’en rend même pas compte !

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Ce que la chute des bois du cerf nous disent de la population

Sur le terrain, observer la période de chute est une mine d’informations. Si vous voyez des bois tomber de manière très étalée sur plusieurs mois, c’est bon signe : votre pyramide des âges est équilibrée. En revanche, si tout le monde perd sa coiffe en même temps, méfiance, votre population est peut-être en train de vieillir.

La lumière, cette télécommande biologique

C’est ce qu’on appelle la photopériode. La durée du jour influence directement la glande pinéale de l’animal. On a même vu, en laboratoire, des cerfs capables de produire deux cycles de bois en un an simplement en jouant avec la lumière artificielle. La nature est une machine complexe, et le cerf en est l’un des plus beaux rouages.

Fragilité et « perruques » : les accidents de parcours

Le pivot est une zone sensible. Un choc mal placé, une blessure ou une anomalie hormonale, et c’est le drame. C’est là qu’on voit apparaître ces fameux cerfs « perruques » dont les bois ne se dépouillent jamais de leur velours et poussent de façon anarchique. Un spectacle étrange qui rappelle que cet équilibre tient parfois à un fil.

Un effort de titan

Réaliser une telle ossature en seulement 120 ou 140 jours, c’est une performance athlétique ! Imaginez un peu : certains trophées chez nous dépassent les 10 kg. Pour pomper tout ce calcium et ce phosphore, le cerf puise dans ses réserves, ce qui explique d’ailleurs pourquoi les mâles vivent souvent moins vieux que les biches. La nature ne fait pas de cadeaux.

Paix royale pour le refait

Le velours des bois du cerf élaphe est un tissu vivant hautement vascularisé, indispensable à la croissance des bois. Il est constitué principalement de peau fine, riche en vaisseaux sanguins, en terminaisons nerveuses et en fibres conjonctives, le tout recouvert d’un fin duvet.

Quand le cerf est « en refait » (quand ses bois repoussent sous le velours), il est vulnérable. C’est une période critique. Le dérangement en forêt à ce moment-là, c’est le pire ennemi du grand cerf. Le stress l’oblige à se déplacer, consomme son énergie et peut même le pousser à abandonner son territoire.

Le cas du cerf mulet

Le cerf mulet désigne un cerf élaphe mâle qui ne porte jamais de bois, en raison d’un déséquilibre hormonal, le plus souvent lié à une atteinte des testicules (malformation, traumatisme, infection ou castration naturelle). Contrairement au daguet ou au cerf en phase de repousse, il ne développera ni pivots ni empaumures, même à l’âge adulte. Ce type d’individu est rare mais bien connu des gestionnaires cynégétiques, car son absence de bois s’accompagne souvent d’un comportement atypique : rut perturbé, dominance faible ou erratique, et parfois une longévité accrue. Le cerf mulet n’est donc pas une femelle ni une espèce à part, mais une anomalie biologique durable au sein du cerf élaphe.

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