Une quinzaine d’oiseaux retrouvés morts sur les plages du Finistère portent les stigmates d’une marée noire vieille d’un quart de siècle. Les analyses du Cedre de Brest pointent vers le fioul du pétrolier Erika, officiellement neutralisé depuis longtemps.
Le fantôme du pétrolier refait surface.
C’est la LPO qui a donné l’alerte ce mercredi 28 janvier après avoir récupéré les cadavres sur le littoral du Finistère. Des volatiles englués dans une substance noirâtre qui a immédiatement éveillé les soupçons des spécialistes.
Les dépouilles ont été expédiées au Cedre de Brest (Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux), centre de référence pour ce type d’expertise, et le verdict tombe comme un mauvais souvenir.
Le pétrole qui a tué ces oiseaux ressemble fortement à celui de l’Erika. Nicolas Tamic, directeur adjoint du centre, a expliqué à nos confrères d’Ici que la certitude absolue n’existe jamais en la matière, mais que les analyses révèlent une forte ressemblance avec le fioul du navire naufragé :
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« On n’est jamais sûr à 100%, mais ce qu’on a pu analyser présente une forte ressemblance avec l’Erika. Chaque pétrole a une sorte d’ADN, et celui-là est quasiment complet. »
Une cargaison censée avoir été pompée.
Les personnes qui ont connu cette catastrophe de l’Erika et la marée noire du 12 décembre 1999, s’en souviennent encore car le souvenir a bien souvent été relativement traumatisant.
Ce jour là, le pétrolier affrété par Total sombrait avec ses 30 000 tonnes de fioul à bord, souillant plus de 400 kilomètres de côtes bretonnes et provoquant la mort de 150 000 à 300 000 oiseaux selon les estimations de l’époque.
Depuis ce jour, l’épave gît par 120 mètres de fond, à 35 miles nautiques au sud de la pointe de Penmarc’h.
Le fioul devait normalement avoir été intégralement pompé, mais des résidus continuent visiblement de s’échapper, probablement libérés par une tempête ou le passage d’un engin de pêche.
Pour les passionnés de nature et de gibier d’eau qui fréquentent ces côtes, cette résurgence rappelle qu’au delà du souvenir, certaines catastrophes passées continuent de faire de gros dégâts, même après des décennies.
*image capture d’écran « Retour sur le naufrage de l’Erika » France 3.












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