Actualité de la Chasse Divers et insolites La chasse au cœur du débat après qu’un chasseur ait été pris...

Le week-end dernier, le président de la société de chasse de Serres-sur-Arget était pris pour cible et a été blessé au visage par un tir de carabine à plomb. L’enquête est en cours pour définir les circonstances exactes de l’affaire mais dans la commune, la chasse semble être un sujet de frustration chez de nombreux habitants mais pas toujours pour les mêmes raisons.

On ne veut pas de la chasse.



D’une part, partout en France la chasse est le sujet de nombreuses discordes avec des riverains, souvent des néo-ruraux, qui ne connaissent pas vraiment ce qu’elle est sauf à travers les discours d’associations animalistes et anti-spécistes. Parfois quelques uns restent ouverts au dialogue et acceptent de se faire leur propre opinion, ce qui se termine souvent par des relations cordiales voire des amitiés. Malheureusement, dans la majeure partie des cas, ils se sentent investis d’une « mission anti-chasse » et adhèrent à la propagande de quelques extrémistes qui font passer les chasseurs pour des assoiffés de sang.

Aujourd’hui, les anti-chasse sont de plus en plus agressifs voire violents. Les chasseurs de Serres-sur-Arget chassaient en toute légalité lorsque l’un d’entre eux a été ciblé par des tirs de plombs. Au total, si la victime a été touchée par deux tirs, un au niveau de la lèvre qui lui a également cassé une incisive, et un autre au niveau de l’abdomen, le tireur avait bel et bien tiré 6 fois !



L’auteur présumé des faits est apparemment un anti-chasse ayant déjà fait parler de lui auprès des chasseurs de l’association du secteur. Le maire et le président de l’AICA en témoignent dans Le Figaro :

«Il avait déjà insulté un chasseur qui passait dans les bois avec ses chiens»

«Il y a quatre ans, il avait aussi menacé de ‘coups de fusil’ un chasseur à plusieurs reprises»


«c’est un anti-chasse qui menace et insulte régulièrement les chasseurs»

On veut des chasseurs.

D’autre part, sans les chasseurs et sur des territoires qui ne sont pas chassés, des problèmes apparaissent.

Il semble que des riverains sont excédés par les dégâts, les excréments et le bruit nocturne que peuvent engendrer les cervidés dans le hameau concerné de Serres-sur-Arget. Ce hameau serait adjacent d’un territoire que les chasseurs ont défini comme étant une réserve.

« Ils sont une vingtaine, raconte André Barthès, habitant du hameau. Ils viennent tous les soirs entre minuit et 2 heures. Ça fait un boucan de tous les diables. Ils m’ont cassé des piquets, ils me mangent les rosiers. Ils ont même cassé les clôtures. »**

Si d’autres habitants se disent amoureux de la nature, il semble qu’avoir une réserve de chasse à proximité des habitations ne soit finalement pas de tout repos. Face aux dégâts que peuvent faire les cerfs dans les jardins et sur les pelouses, il a fallu investir dans des clôtures électriques assez hautes, il faut payer l’électricité, ramasser les excréments, replanter les plantes abîmées…

La solution pour eux : changer la réserve de place.

Changer la réserve de place? Oui mais ce n’est pas si simple, en témoigne la réaction du président de la fédération des chasseurs d’Ariège Jean-Luc Fernandez :

« Les gens viennent râler, nous demander de réguler le grand gibier. Et puis une fois qu’on est là ils pleurent et ils appellent la gendarmerie. »**

**Témoignages recueillis par La Dépêche.

Serres-sur-Arget serait-elle le meilleur exemple de ce que vit le monde de la chasse aujourd’hui?

Une situation relativement parlante de ce que vis le monde de la chasse aujourd’hui. Des animaux vivent dans des secteurs ou sans régulation, le surnombre peut engendrer des dégâts sur les propriétés de riverains, des maladies peuvent se développer, la biodiversité s’en trouve déstabilisée…

Autant de raisons qui font que des décisions sont prises en amont pour définir le nombre d’individus qui seront prélevés afin d’assurer une pérennité de ces animaux dans la nature sans que ces derniers ne puissent devenir un problème à moyen ou long terme.

Faisant abstraction de toutes ces raisons et de ces précautions prises par les chasseurs, les anti-chasse ne veulent plus de chasseurs et veulent un retour à une auto-régulation de la nature par elle-même.

Mais l’homme n’est-il pas lui aussi un acteur de la nature? Qui va financer les recherches et les traitements en cas de développement de zoonoses? Qui s’assurera qu’une espèce n’est pas en déclin face à l’explosion d’une autre? Qui va indemniser les dégâts auprès des particuliers?

Est-ce que le tir apparemment volontaire au visage du président de la société de chasse de Serres-sur-Arget est une des conséquences de la situation délétère que les anti-chasse et les médias complices essaient d’instaurer?

Affaire à suivre.

Chasseur autodidacte depuis 19 ans, j'ai appris à me former et m'informer seul. Ce besoin de connaissances du monde de la chasse conjugué à un esprit espiègle m'ont assez naturellement conduit au journalisme cynégétique

5 Commentaires

  1. « Est-ce que le tir apparemment volontaire au visage du président de la société de chasse de Serres-sur-Arget est une des conséquences de la situation délétère que les anti-chasse et les médias complices essaient d’instaurer? » Poser la question , c’est y répondre !

  2. C’est le résultat de plusieurs années de haine entretenue sur les réseaux sociaux la poubelle internet ,et les procéduriers d’associations ANIMALISTES et anti chasses et journalistes
    bobos qui passent leurs temps à mettre la chasse et les chasseurs sur le banc des accusés avec de l’argent publique…12 millions d’euros donner chaque année gracieusement et avec bien veillance par ce gouvernement ! Y font croire qui sont avec les RURAUX …qu’elle belle FUMISTERIE ! MACRON ont va voir si au soir du premier tour tu fanfaronera toujours …

    • Les anti chasse viennent en majorité des villes. Nous les voyons à l oeuvre dans tous les départements. Après la chasse ce sera la pêche peut être les ramasseurs de champignons même les coqs non plus droit de chanter, les grenouilles de vivre dans les mares. Restez dans vos villes ou les animaux ne vous embête pas et laissez tranquille le monde rural que vous êtes loin de comprendre

  3. Les gens violents ne comprennent généralement que la violence donc la solution pour calmer cet énergumène et de lui rendre la monnaie de sa pièce par une raclée monumentale qui devrait le camer pour un moment !

  4. Ces anti-chasse dogmatiques et violents, qui parlent de ce qu’ils ne connaissant pas pour le rejeter en bloc, sont des terroristes qui doivent être traités par le pouvoir judiciaire comme tels, et rapidement.

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