L’Office Français de la Biodiversité a mené une opération d’envergure mi-décembre 2025 dans le département de l’Isère. Épaulés par la gendarmerie et les services vétérinaires, les agents ont perquisitionné le domicile d’un individu soupçonné de vendre illégalement du gibier sauvage. Le butin saisi parle de lui-même.
Des renseignements qui s’accumulent, une enquête qui se met en place.
Tout a commencé à l’automne 2025, quand le service départemental de l’OFB de l’Isère a reçu plusieurs signalements intriguants.
Ces appels évoquaient des ventes de bécasses des bois, une pratique strictement prohibée par le code de l’environnement, mais aussi du gibier soumis à plan de chasse écoulé sans aucune traçabilité.
L’OFB a alors piloté une opération interservices, mobilisant la gendarmerie nationale et la direction départementale de la protection des populations de l’Isère.
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Après plusieurs semaines d’investigations, douze agents ont débarqué chez le mis en cause pour une perquisition qui allait lever tous les doutes.
Un congélateur bien garni et un carnet de comptes révélateur.
Les enquêteurs ont découvert un véritable étal clandestin : neuf bécasses des bois, une vingtaine de morceaux de sanglier, huit de chevreuil, treize lapins de garenne, trois lièvres, des perdrix rouges, des cailles des blés et des pigeons ramiers.
Les conditions de stockage étaient visiblement loin des standards sanitaires exigés pour la vente de denrées alimentaires.
Deux armes et des munitions ont également été saisies, ainsi qu’un carnet où figuraient les tarifs pratiqués pour chaque pièce.
Le magistrat en charge du dossier décidera des suites à donner à cette affaire qui rappelle que la commercialisation du gibier sauvage obéit à des règles strictes, même lorsqu’elle échappe aux circuits officiels.












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