Les éleveurs de l’Aisne sont confrontés à la présence du loup et découvrent une menace qu’ils pensaient réservée aux régions montagneuses. Le prédateur pourrait être plus que simplement « de passage » dans le département et aurait frappé à plusieurs reprises ces dix-huit derniers mois.
Présence du loup dans l’Aisne : le doute est levé.
Le 20 octobre 2024, un éleveur de Thiérache découvre l’une de ses bêtes morte et partiellement dévorée.
Une autre gît blessée à quelques mètres. Le choc passé, l’homme observe la scène et comprend vite qu’il ne s’agit pas d’un chien errant venu semer la pagaille. Pas de laine arrachée et pas de troupeau affolé, l’attaque est nette, chirurgicale, celle d’un animal venu se nourrir.
L’Office Français de la Biodiversité se déplace, relève des empreintes et récupère une touffe de poils accrochée aux barbelés.
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Six mois plus tard, l’analyse ADN confirme ce que l’éleveur redoutait car le prédateur est identifié et il s’agit d’un loup italo-alpin.
Une première dans le département qui lui ouvre droit à une indemnisation pour la bête tuée et les frais vétérinaires de la rescapée, qu’il a décidé de garder malgré tout.
Un prédateur de passage, mais jusqu’à quand ?
La préfecture de l’Aisne reconnaît aujourd’hui près de cinq cas de prédation depuis 2024 où la responsabilité du loup ne peut être exclue.
Les services de l’État tempèrent tout de même en précisant qu’il s’agit d’individus en vadrouille et que le grand canidé n’est pas installé durablement sur le territoire.
Reste que des aides existent déjà pour les éleveurs des secteurs sensibles, entre chiens de protection et clôtures électriques.
Le loup, qui avait disparu de France à la fin des années 1930, compte désormais un millier d’individus dans l’Hexagone et continue manifestement d’étendre son territoire jusque dans les Hauts-de-France.













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3 réflexions sur « Le loup fait son apparition dans l’Aisne avec cinq attaques suspectées depuis 2024 »
Il va falloir revoir le statut du super prédateur
Un loup italo-alpin!? Bien sûr ! Que de chemin parcouru. Les premières populations de loups observées au piémont italien (qui venaient d’on ne sait où, du moins on ne le dit pas) avaient beaucoup plus d’ADN de chien que de loup. Ces populations étaient suivies dans un parc non loin de notre frontière et du parc du Mercantour (d’où notre loup français proviendrait). Malgré tous les efforts côté Italien pour que l’espèce se développe et étende son air de répartition, les populations « végétaient » si l’on peut dire. Puis tout à coup, victoire des escrologistes qui fêtent le retour du loup en France car des spécimens sont aperçus dans le Mercantour. En 35 ans, il gagne les hauts de France après avoir fait des bons gigantesques sans être aperçu entre les régions ce qui pourrait éventuellement expliquer une expansion naturelle. Et voilà maintenant que l’ADN a parlé, il s’agit bien d’un loup puisant ses origines dans la population Italo/Alpine. Quelle rigolade ! S’il est permis d’en rire. Car les éleveurs ne sont pas à la fête. Tenez bien vos chiens en laisse et enfermez vos chats, pour le reste que la Providence protège les citoyens de tous âges, car ça m’étonnerai que l’on demande des comptes en cas d’une catastrophe.
A chtivarois
Complètement d’accord d’ailleurs la directive européenne protège le canis lupus lupus et se garde bien de parler du phénomène d’d’hybridation . A l’époque de la ratification de la fameuse directive la science ne permettait pas les analyses ADN actuelles d’ou la volonté de les limiter à un stade certainement contestable . Incontestablement l’avancée démographique de cette espèce pose des interrogations et nous pouvons rester interrogatif du silence des chambres d’agriculture et également de FNC
Globalement les directives datent de 50 ans bientôt et sont obsolètes au regard de l’évolution et des contraintes de notre époque . Personne ne parle de les modifier à défaut de les avoir abrogées en temps et heures mais une chose est vraiment certaine c’est qu’il faudra être très très vigilant ( ce n’est pas pour demain à moins que les urnes parlent)