Le Ministère de la Transition Écologique vient de lancer une consultation publique sur un projet de décret visant à inscrire le silure glane parmi les espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques. Une reconnaissance officielle réclamée depuis longtemps par les défenseurs des milieux aquatiques, qui voient dans ce poisson importé d’Europe de l’Est une menace sérieuse, notamment pour les migrateurs amphihalins.
Un poisson qui fait des ravages sur certaines espèces
Visiblement, les études scientifiques ont fini par convaincre les autorités. Le silure, introduit depuis l’Europe de l’Est et l’Asie centrale, a colonisé la quasi-totalité des cours d’eau français et son appétit pose un vrai problème.
Les poissons migrateurs qui font l’aller-retour entre mer et rivière en paient le prix fort.
Les aloses sont particulièrement touchées car leur façon de se reproduire en surface, ce qu’on appelle les « bulls », en fait des proies faciles quand elles se regroupent pour frayer.
Des techniques de pêche testées depuis quatre ans
Sur la Garonne et la Dordogne, des opérations de régulation tournent depuis 2021 pour limiter les dégâts.
Trois méthodes ont fait leurs preuves sans trop capturer d’autres espèces au passage : le filet tramail, le verveux et la ligne de fond.
Chaque engin a ses avantages selon le terrain, le courant ou la salinité de l’eau. Les pêcheurs ciblent surtout les zones sensibles, notamment près des barrages et des frayères où les migrateurs sont les plus vulnérables.
Le nouveau statut concernera d’abord les bassins Adour-Garonne et Loire-Bretagne. La consultation court jusqu’au 8 mars 2026 et a déjà récolté 228 contributions. Manifestement, le sujet mobilise.













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