Loin de se cantonner à la gestion du gibier, la Fédération des chasseurs de Haute-Garonne œuvre depuis plusieurs années à restaurer des milieux naturels dégradés, en partenariat étroit avec les agriculteurs du département. Haies replantées, jachères maintenues, mares remises en eau, le programme Trame verte et bleue affiche un bilan concret.
Avec 700 hectares déjà contractualisés en 2025, la trame verte avance concrètement dans le département.
Plusieurs secteurs sont concernés par ce volet terrestre, du corridor Villemur-sur-Tarn/Laréole aux zones autour de Revel et Cintegabelle, en passant par l’axe Sainte-Foy-de-Peyrolières/Francon.
Les associations de chasse démarchent directement les agriculteurs pour les convaincre de maintenir des jachères et de planter des haies, indispensables à la perdrix, au faisan, aux lièvres, aux passereaux et aux insectes pollinisateurs.
Romain Da Costa, technicien environnement à la Fédération, confirme qu’environ 700 hectares ont été aménagés ou contractualisés en 2025, qualifiant le résultat de « travail de longue haleine ».
Un plan 2026-2028 est en préparation, avec le soutien de l’Union Européenne, de la région Occitanie et de l’Agence de l’eau, notamment pour des couverts d’intercultures capables de piéger l’azote et d’améliorer la qualité des sols.
En quinze ans, 147 mares ont été restaurées dans le département sans aucun frais pour les propriétaires.
Le programme intègre également un volet aquatique entièrement pris en charge par la fédération, qui recense, cartographie et remet en état des mares de moins de deux mètres de profondeur.
Les propriétaires ne déboursent rien et s’engagent seulement à en assurer l’entretien ensuite.
La mare communale de Poucharramet, près de Muret, en a bénéficié récemment. Au total, 147 plans d’eau ont été restaurés depuis quinze ans dans le département, alors que la moitié des mares françaises a disparu depuis 1950.
Contrairement à une idée reçue tenace, ces milieux n’attirent pas les moustiques en grande quantité mais facilitent la vie des amphibiens et des chauves-souris qui s’en chargent naturellement. La FDC espère en restaurer une cinquantaine supplémentaires d’ici 2028.
On a décidément tort de réduire les chasseurs à leur seule pratique cynégétique car en Haute-Garonne comme ailleurs, ils plantent, ils creusent et ils restaurent, souvent en silence et sans attendre qu’on les y invite.













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