Depuis quelques années, des écologistes radicaux, véganes et anti-spécistes, veulent obliger la majorité de la population à penser et agir comme eux. Ces derniers s’en prennent depuis quelques années aux arrêtés, aux installations et aux personnes en relation avec le piégeage mais il faut tout de même remettre l’église au milieu du village.
Ces personnes ne se soucient des animaux et de la biodiversité que depuis une décennie (et depuis que cela lance des carrières) mais les chasseurs et les piégeurs affinent leur savoir et s’investissent pour cela depuis littéralement des millénaires.
Le piégeage, une pratique millénaire qui évolue en permanence.
Les écologistes, anti-chasse et autres anti-tout s’attaquent toujours plus durement aux piégeurs mais pourtant, c’est une pratique millénaire chez nous. Pour s’en rendre compte, il suffit tout simplement de regarder ce que nous dit l’histoire.
Les premières traces de piégeage sur le territoire français remontent au Néolithique récent, il y a plusieurs millénaires. Des fosses de capture ont été mises au jour sur le plateau d’Acy-Romance dans les Ardennes par des archéologues, preuve que nos lointains ancêtres maîtrisaient déjà l’art du piégeage bien avant que quiconque ne songe à leur en faire la leçon.
Plus loin encore dans le temps, l’homme de Cro-Magnon utilisait probablement des techniques similaires pour chasser le gibier.
Au Moyen Âge, la pratique est suffisamment ancrée dans les mœurs pour que la loi salique, rédigée sous Clovis, y consacre déjà des dispositions. Le droit de chasse et de piégeage devient alors un enjeu politique majeur, jalousement réservé à la noblesse par l’ordonnance royale de Charles VI en 1396, puis encadré plus rigoureusement encore par l’ordonnance de Colbert de 1669, qui lui consacre pas moins de 41 articles.
C’est précisément parce que ce droit était confisqué par l’aristocratie que sa libération, en août 1789, fut l’une des premières mesures de la Révolution Française. Le peuple réclamait la chasse et le piégeage comme un droit naturel, pas comme un privilège. La loi du 3 mai 1844 vint ensuite poser les bases du cadre cynégétique moderne que nous connaissons encore aujourd’hui.
Plus récemment, la pratique du piégeage a évolué comme tout le reste et c’est l’arrêté du 23 mai 1984 sur le piégeage qui a été entièrement refondu par un nouvel arrêté en date du 29 janvier 2007.
A chaque fois, de nombreuses dispositions qui figuraient dans l’arrêté précédent ont été maintenues mais de nouvelles mesures ont été adoptées afin d’assurer notamment le meilleur suivi possible des populations, mais aussi la présence sur le terrain de véritables « professionnels » du piégeage, formés et constamment au courant des évolutions de la législation.
C’est d’ailleurs pour cela que les piégeurs se sont rassemblés en associations depuis cette époque, ce qui a engendré la naissance de l’UNAPAF (Union Nationale des Associations de Piégeurs Agréés de France) en 1992.
Mais voilà que depuis quelques petites années, des « sachants » disent qu’ils savent mieux que tout le monde, en faisant passer le piégeage pour une activité incontrôlable, néfaste pour l’environnement et la biodiversité…
Les piégeurs, des acteurs de terrain qui s’adaptent à un cadre.
Que ce soit par contraintes ou par obligation, les piégeurs ne se lancent pas en pleine nature par un beau matin.
Formés par les piégeurs agréés de chaque département, ils doivent respecter scrupuleusement une délimitation de territoire et une réglementation très stricte.
Cela dépend des différentes catégories de pièges employées, des espèces ciblées et de bien d’autres paramètres.
Et c’est bien là, la réalité du terrain. Trop souvent, les écologistes radicaux définissent les piégeurs comme un anonyme avide de sang qui se dit qu’un matin, il va poser une cage à la première trouée venue et capturer tout ce qui passe…
En réalité, les piégeurs sont des hommes mais aussi de plus en plus des femmes, qui réagissent en réponse à une problématique.
Une fouine détruit des combles, un renard attaque un poulailler, une pie attaque des œufs, des corvidés détruisent des cultures, etc.
Le piégeur ne piège pas par simple pulsion comme essaient de le faire croire ceux qui pensent tout savoir mieux que les autres, il piège dans la grande majorité des cas pour aider quelqu’un, que ce soit un particulier ou une société de chasse.
Et il ne le fait pas comme bon lui semble, il doit s’adapter à la législation en vigueur, à la problématique ainsi qu’à l’environnement dans lequel il intervient.
Le piégeage, est plus qu’une passion, c’est un besoin intemporel de la société.
Depuis trop longtemps, les écologistes radicaux s’attaquent au piégeage, essentiellement sur le plan judiciaire et administratif, sans que personne ne rappelle l’importance de cette pratique.
Rappelons tout de même que le piégeage n’est pas un mode de chasse contrairement aux idées reçues. C’est une solution apportée lorsqu’un animal, classé nuisible (ESOD selon le vocabulaire actuel) cause des dégâts, et cela à n’importe quelle période de l’année!
Les personnes qui n’ont pas vraiment d’avis sur la question changent d’ailleurs souvent d’avis au sujet du piégeage lorsqu’elles ont besoin de trouver une solution à une fouine qui décide de loger dans des combles ou qui mange les durites d’un véhicule…
Depuis toujours, l’humain a mis en place des stratagèmes pour éviter les rats dans les greniers, les renards dans les poulaillers, les loups près des troupeaux, etc. Et aujourd’hui, parce qu’un groupuscule d’illuminés se disant profondément impliqués envers la nature a décidé depuis quelques années que le piégeage devait disparaître du haut de leurs buildings en centre ville, il faudrait les écouter?
Mais dans ce cas pourquoi les espèces comme le renard sont toujours aussi présentes alors qu’elles sont piégées depuis des temps immémoriaux? Pourquoi les corvidés, les mustélidés et toutes les espèces que l’on nomme pompeusement « Susceptibles d’occasionner des dégâts » n’ont pas disparues? Si le piégeage (comme la chasse) était réellement un problème pour la nature comme ces gens l’affirment, ces espèces seraient disparues avant même que l’Homme n’ait eu le temps d’apprendre à écrire!
Alors oui, certains vont nous expliquer qu’il faut apprendre à partager sa maison avec les rats et que les pigeons sont de notre famille, mais par pitié, revenons à la réalité et arrêtons de donner du crédit à ces gens.
Soyons plutôt présents auprès de nos piégeurs pour les aider à remplir les déclarations de dégâts, à mener à bien leurs missions et soutenons les associations qui en ont grandement besoin.










![[Vidéo] Une compagnie de sangliers défonce une clôture toute entière le long d’une route](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/06/sangliers-cloture.jpg)







Une réflexion sur « Le piégeage en France : une pratique nécessaire et millénaire que l’histoire nous interdit de renier »
Je suis d’accord avec le fait de piéger un animal qui fait des dégâts: par exemple un renard dans un poulailler soit normal et utile; la formation des piégeurs actuellement est bien faite.
Par contre, dire que le piégeage ou la destruction n’a pas fait disparaître des espèces est faux : j’ai revu des comptes rendus de destruction de rapace dans les années 60 à 70 édifiants: c’était des concours pour massacrer les nuisibles, en l’occurrence les rapaces: les grands rapaces ont fortement diminué et certains ont complètement disparu dans ces années là, comme auparavant entre autre la loutre, le lynx , les castors. ..
Le piégeage ciblé oui, pour des cas particuliers de prédation ( volailles… ) et espèces invasives comme le raton laveur ou les ragondins.
Pour le reste , non