Classé espèce envahissante et espèce susceptible d’occasionner des dégâts (ESOD), le ragondin fait l’objet d’une régulation intensive dans le Cher. La FDC du département publie des chiffres qui illustrent concrètement l’engagement du monde cynégétique sur ce dossier.
Un double statut réglementaire qui autorise une régulation sans interruption saisonnière.
Dans le Cher, le ragondin n’est pas seulement une présence familière des bords de rivière mais aussi et surtout un amateur de grands travaux qui mettent en péril les zones humides.
Il cumule deux qualifications officielles, celle d’Espèce Exotique Envahissante et celle d’Espèce Susceptible d’Occasionner des Dégâts, ce qui permet de le réguler tout au long de l’année.
La chasse à tir est ouverte sans formalité dans le cadre de la réglementation cynégétique en vigueur, tandis que le piégeage reste soumis à ses propres règles.
L’enjeu est loin d’être anecdotique puisque l’espèce cause des dommages mesurables aux cultures agricoles, fragilise les berges et dégrade la flore des zones humides du département.
Près de 20 000 prélèvements annuels, une gestion qui se chiffre.
Les données communiquées par la FDC du Cher donnent une idée précise de l’effort consenti sur le terrain.
Les piégeurs du Cher capturent en moyenne 9 400 ragondins par an ces dernières années. Les chasseurs à tir en prélèvent environ 10 200 supplémentaires.
Au total, c’est près de 20 000 individus qui sont régulés chaque année sur les rivières, étangs et zones humides du département.
Pour la Fédération, ce volume démontre sans ambiguïté l’utilité concrète des chasseurs et piégeurs dans la maîtrise d’une espèce dont la prolifération reste un problème réel pour les milieux naturels et agricoles du Cher.
















2 réflexions sur « Dans le Cher, près de 20 000 ragondins sont régulés chaque année par les chasseurs et les piégeurs »
Bravo à eux et à cette fédération
Pour rappel le ragondin est une espèce invasive porteur de maladies et qui a rien à faire chez nous car importé
Dangereux pour la biodiversité
J’ai consommé du pâté de ragondin fabriqué artisanalement par un chasseur qui faisait de la régulation dans des zones naturelles : c’est pas mauvais du tout . Si cet animal avait un nom différent , l’approche serait différente mais une chose est certaine , le goût dépend du régime alimentaire ensuite le cuisinier fait le reste . Alors de la grive au sansonnet il y’a un monde mais ces deux turdidées chassable sont consommé en pâté aussi .
De la chasse de loisir à la régulation nous devons faire l’effort d’utiliser au maximum les prises il en va du regard et du jugement de ceux qui nous observent