Référence incontournable dans le domaine des optiques de visée, HOLOSUN s’est imposée grâce à des produits innovants alliant robustesse, fiabilité et technologies de pointe. La marque est particulièrement appréciée pour ses points rouges offrant une excellente autonomie et une grande qualité de fabrication, connue notamment pour ses points rouges qui fonctionnent en partie sans pile grâce à la technologie « Solar Failsafe ».
Plus traditionnel (à pile plate), le point rouge RD2 est un viseur compact pensé pour résister aux conditions les plus exigeantes rencontrées à la chasse. J’ai pu le tester et le mettre à l’épreuve sur le terrain afin d’évaluer ses performances, sa prise en main et son intérêt pour les chasseurs.
Une conception robuste pour un usage intensif
L’ARO (Advanced Rifle Optic) n’est pas une révolution mais une évolution. HOLOSUN a conservé les qualités qui ont fait le succès des 403/503 tout en modernisant le design, en agrandissant légèrement l’objectif (22 mm contre 20 mm auparavant) et en améliorant l’ergonomie.

Le RD2 est un petit point rouge tubulaire compact de 63 mm de long et 39 mm de large, hors montage. Son corps robuste est en aluminium, ce qui lui confère un poids plume de 125 g avec le montage. Dès lors, on comprend qu’il est taillé pour un usage intensif dans des milieux pas forcément cléments, les traqueurs apprécieront notamment (étanche IP67).
Son corps de 22 mm de diamètre offre un joli champ de vision, mais il ne convient pas de réfléchir en termes de champ à 100 m comme sur une lunette par exemple. En effet, le RD2 ayant un grossissement de x1, selon que vous tirez ou non les deux yeux ouverts et votre distance oculaire, vous allez avoir finalement un champ de vision illimité. Ce qui est en revanche intéressant de préciser, c’est que l’acquisition se fait quasiment instantanément. Son point rouge, d’une taille que je trouve parfaite (2 MOA), à la fois ni trop gros ni trop petit, permet des tirs efficients à courte et moyenne distance. Grâce à son montage bas Weaver intégré pour rail Picatinny, si vous ou votre armurier placez correctement le point rouge et que vous ajustez votre busc si vous en avez un, je peux vous garantir que l’alignement œil-point rouge-gibier n’est pas long à se faire. À noter que les empreintes de montage sont identiques à celles d’Aimpoint, c’est-à-dire que vous pourrez le monter également sur n’importe quelle interface de montage Aimpoint Micro.

J’ai utilisé récemment un point rouge tubulaire Blaser RD 17 car j’avais perdu mon panoramique Nikko Stirling qui me convenait parfaitement. Je n’ai jamais réussi à m’y faire… L’effet tunnel est beaucoup trop prononcé, l’acquisition moins rapide, bref, j’ai rapidement fait le choix de le démonter (et je pense que c’est la raison pour laquelle Blaser est passé au RD 20 rapidement). Du coup, j’avais un peu peur d’avoir cette même sensation avec l’ARO RD2 et j’ai été agréablement surpris que non. Je pense que le diamètre (22mm au lieu de 20mm chez beaucoup de fabricant) du point rouge et son corps assez fin en sont les facteurs principaux.
L’intensité du point rouge ne s’ajuste pas automatiquement en fonction de la lumière, mais manuellement sur 10 niveaux d’intensité, perso je préfère. On peut descendre très bas en intensité, ce qui permet de ne pas être ébloui par le point rouge en cas de faible luminosité ou, au contraire, le faire scintiller de mille feux en cas de chasse en plein soleil. Son réglage est précis puisqu’il s’ajuste par pas de 0,5 MOA jusqu’à 50 clics. Une clé multi-usage est vendue avec l’appareil pour pouvoir à la fois cliquer et fixer le montage. Il n’y a pas de capuchon pour protéger les deux vis de réglage, mais comme celles-ci ne dépassent pas du corps du point rouge, il n’y a quasiment aucun risque d’y toucher involontairement. Les clics sont d’ailleurs francs, ce qui évite de potentielles erreurs. Comme tout bon point rouge moderne, le RD2 est annoncé sans parallaxe perceptible, ce qui permet de conserver le point d’impact même si l’œil n’est pas parfaitement centré derrière l’optique
Les lentilles bénéficient d’un traitement multicouche qui limite les reflets parasites tout en conservant une excellente transmission lumineuse. J’ai eu quelques reflets lorsque mon point rouge était réglé trop fort, mais c’est anecdotique et ça l’aurait fait sur n’importe quel autre produit. On voit très clair dans ce petit RD2 !

Pour conserver un maximum de batterie, le RD2 dispose de la technologie Shake Awake qui permet de l’éteindre automatiquement et de le rallumer instantanément quand il bouge et au dernier niveau d’intensité sélectionné. Ainsi, l’autonomie annoncée avoisine les 50 000 heures.
Conclusion
Vendu au prix public de 269 € par son distributeur Cor-Caroli, ce point rouge est une belle opportunité pour le chasseur qui veut une optique à la fois solide et efficace.
Après plusieurs séances d’utilisation, le HOLOSUN ARO RD2 m’a réconcilié avec les points rouges tubulaires. Là où certains modèles donnent une sensation « d’enfermement à la visée », celui-ci conserve une image suffisamment ouverte pour permettre une acquisition rapide du gibier. Associé à une excellente autonomie, une fabrication sérieuse et un tarif contenu, il constitue selon moi une alternative très crédible aux références plus haut de gamme du marché.
Distributeur : Cor-Caroli










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