Disparu du territoire ardéchois depuis longtemps malgré quelques individus isolés aperçus ponctuellement, le chamois des Alpes pourrait bientôt retrouver le massif du Tanargue, où le Département de l’Ardèche et la fédération des chasseurs du territoire portent un projet de réintroduction mûri depuis plusieurs années.
Un site choisi au terme d’une large concertation locale.
Le retour du chamois en Ardèche n’est pas une idée saugrenue et plusieurs acteurs s’investissent afin de faire de ce projet une réalité.
Le versant sud du Tanargue a fini par s’imposer comme secteur prioritaire pour la réimplantation du chamois, ses pentes marquées, ses zones rocheuses et ses milieux ouverts offrant des conditions jugées particulièrement favorables à l’espèce.
Ce projet associe depuis 2023 les communes concernées, les éleveurs, les agriculteurs, les gestionnaires forestiers, les chasseurs, les associations environnementales, ainsi que les acteurs du tourisme et les services de l’État.
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Le Parc naturel régional des Monts d’Ardèche, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et la Fondation François Sommer figurent également parmi les partenaires engagés dans la démarche.
Des techniques déjà éprouvées ailleurs pour sécuriser l’opération.
Une trentaine de chamois issus de populations sauvages françaises bien établies devraient être relâchés progressivement à partir du printemps 2027, sous réserve des autorisations nécessaires, l’opération pouvant s’étaler sur deux à trois saisons.
Chaque animal capturé sera examiné par un vétérinaire spécialisé avant son transport et environ la moitié recevra un collier GPS ou VHF en plus du collier visuel numéroté porté par l’ensemble du groupe, des méthodes de capture et de pose de collier déjà mises en œuvre notamment dans le Puy-de-Dôme.
Des techniciens de la FDC07 ont d’ores échangé avec leurs homologues du Puy-de-Dôme et ont participé à des actions de rattrapage afin d’engranger de l’expérience dans le domaine.
Pas de panique pour les agriculteurs car un plan de maîtrise sanitaire encadrera l’ensemble du dispositif, avec une surveillance prolongée des interactions avec les troupeaux et les cultures, même si les expériences menées en Lozère et dans le Cantal n’ont jusqu’ici révélé aucun dégât agricole significatif lié au chamois.









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