À quelques jours de l’ouverture de la chasse au sanglier, suivie de l’ouverture générale en septembre, plusieurs Fédérations départementales des chasseurs se mobilisent pour suivre de près les effets de la canicule sur la faune sauvage. Une démarche qui illustre, une fois de plus, le rôle de sentinelles que jouent les chasseurs sur le terrain.
Un exercice de la chasse toujours adapté aux territoires.
Un peu partout en France, les prélèvements de sanglier restent soutenus tant les populations demeurent élevées sur de nombreux territoires, au point que les dégâts agricoles occasionnés par l’espèce continuent de peser lourdement sur les finances de plusieurs Fédérations.
Ces dernières rappellent qu’une adaptation locale des plans de chasse reste le meilleur outil pour préserver l’équilibre entre faune sauvage, monde agricole et acceptabilité sociale de la chasse.
Cette gestion porte également ses fruits du côté des cervidés, où la réduction ciblée des populations dans certains massifs sensibles commence visiblement à limiter les dégâts forestiers et agricoles.
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Des chasseurs en veille active sur le chevreuil.
C’est justement cette connaissance fine du terrain qui pousse aujourd’hui les Fédérations à la prudence concernant le chevreuil. Le manque prolongé d’eau et de ressources alimentaires pourrait avoir fragilisé les jeunes de l’année, et plusieurs chasseurs remontent déjà leurs observations en ce sens.
Les services techniques des Fédérations engagent des expertises complémentaires pour objectiver ces premiers signaux, et les détenteurs de plans de chasse constatant une diminution sensible des effectifs sont invités à ajuster leurs prélèvements en conséquence, voire à se limiter au minimum prévu si la situation locale l’exige.
Les résultats de ces expertises de terrain sont attendus dans les prochaines semaines et permettront aux Fédérations d’affiner leurs recommandations pour la suite de la saison. D’ici là, la remontée d’informations par les chasseurs eux-mêmes reste l’un des principaux outils dont disposent les services techniques pour suivre l’évolution des populations à l’échelle de chaque département.









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