Trois nouveaux points de collecte de déchets de venaison ont été inaugurés ce mercredi 2 septembre à Rumilly, à Quintal et aux Ollières, portant à 30 le nombre de sites désormais opérationnels en Haute-Savoie. Une progression qui ne doit rien au hasard puisqu’elle s’appuie sur un partenariat déjà solidement installé entre la Fédération des Chasseurs de Haute-Savoie, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et les collectivités locales.
Un maillage territorial qui s’étoffe avec le soutien affiché des collectivités.
Après son déplacement en Isère, Philippe Meunier, vice-président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, avait manifestement tenu à se déplacer pour l’occasion, aux côtés d’André Mugnier, président de la Fédération des Chasseurs de Haute-Savoie, ainsi que de plusieurs élus locaux pour inaugurer de nouveaux points de collecte de déchets de venaison.
Le déplacement n’a rien d’anecdotique tant la question sanitaire liée aux déchets de venaison s’est imposée ces dernières années, à tel point que l’administration et les élus s’investissent aujourd’hui dans les projets sur le long terme. Exit les trous et la chaux, place aux points de collecte réfrigérés avant traitement.
Les 51 sociétés de chasse concernées par ces trois nouveaux sites étaient d’ailleurs présentes lors des inaugurations, preuve que le sujet mobilise largement sur le terrain.
Les chasseurs seuls ne peuvent plus assumer les volumes de déchets.
La régulation du sanglier augmente toujours plus et les déchets de venaison qui vont avec.
Le chiffre parle de lui-même puisque la Haute-Savoie produit chaque année près de 100 tonnes de déchets de venaison, et la seule saison 2025-2026 en a déjà permis de collecter plus de 85 tonnes grâce à ce réseau.
Les nouveaux sites devraient y ajouter près de 10 tonnes supplémentaires par an, un gain rendu possible par un financement où la Région prend en charge 80% de l’investissement matériel, pendant que les collectivités mettent à disposition les emplacements et assurent les raccordements.
La communauté de communes de Rumilly Terre de Savoie, l’agglomération du Grand Annecy et la commune de Quintal ont également été associées de près à ce projet.
Les associations de chasse ne peuvent pas supporter seules indéfiniment tous les coûts liés à la régulation des espèces, dont ces déchets de venaison et l’implication des élus locaux dans ce type de dispositif est toujours bonne à prendre.













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