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A bientot
 

La chasse du pigeon ramier en danger : les chasseurs appelés à se mobiliser sur une consultation publique

Palombe

Deux projets d’arrêtés encadrant la capture des pigeons ramiers au filet viennent d’être soumis à l’avis du public via une énième consultation publique. La Fédération Nationale des Chasseurs, qui a participé à la rédaction de ces projets avec le ministère, demande aux chasseurs de déposer un commentaire favorable avant la clôture fixée au 28 septembre.

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La FNC a travaillé pour éviter une nouvelle claque judiciaire.

On se souvient que ces chasses traditionnelles ont déjà été retoquées à plusieurs reprises, non pas parce que la pratique était jugée illégale en soi, mais parce que l’administration n’avait pas suffisamment démontré qu’elle pouvait bénéficier de la dérogation prévue par la directive Oiseaux.

La Cour de justice de l’Union européenne a pourtant reconnu que ces méthodes pouvaient constituer une exploitation judicieuse des espèces, à tel point que le problème n’a jamais été le fond mais la forme.

Le ministère, la FNC et les cinq Fédérations départementales concernées (du Gers, de la Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne et des Pyrénées-Atlantiques) ont donc rédigé ensemble de nouveaux textes, avec un arrêté sur la capture et d’autres fixant le nombre maximal de pigeons prélevables, précisément pour blinder le dossier.

Côté conservation, on ne peut pas vraiment leur donner tort puisque les deux espèces sont classées en préoccupation mineure, que les filets pèsent moins de 1% de leur mortalité annuelle et que le ramier figure même parmi les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts dans plusieurs des départements concernés.

Les contraintes acceptées par les pratiquants sont loin d’être symboliques.

Le texte n’est pas là que pour la forme et impose de réelles contraintes. Chaque chasseur devra désormais détenir une autorisation individuelle, révocable au moindre manquement, et suivre une formation sur la réglementation, la reconnaissance des espèces et le relâcher des prises accidentelles.

Le saviez-vous ?  A Villedieu-sur-Indre, les lieutenants de louveterie ont tiré à la carabine sur les pigeons autour de l'église

Les captures seront plafonnées et déclarées en temps réel, ce qui permettra de stopper la saison dès le quota atteint. Une situation qui reste tout de même ubuesque que d’imposer des quotas sur une espèce qui est parfois classée comme ESOD…

Comment pourrons-nous demain protéger la chasse à tir de ces espèces si elles ne sont pas déjà défendues lorsque cela concerne des modes de chasse si peu impactants sur l’espèce?

Les Fédérations rappellent de leur côté que les filets ne sont pas létaux et que le chasseur, posté juste à côté, ne les déclenche qu’après avoir identifié les oiseaux, ce que confirment des expérimentations menées dans les cinq départements avec une sélectivité de 100%.

Pour la FNC, le prélèvement compte finalement moins que la transmission d’un savoir-faire, avec ses installations, ses appelants et son vocabulaire, que la chasse à tir ne remplacera jamais.

Reste à savoir si la mobilisation des chasseurs sera à la hauteur de celle des associations antichasse, qui ne ratent manifestement jamais ce genre de rendez-vous.

La FNC conseille en tout cas d’intituler son commentaire « favorable au projet », histoire que le message soit clair jusque dans le titre. Pour participer à la consultation publique, cliquez simplement sur ce lien.

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