À quelques jours de l’ouverture générale de la chasse, l’excitation est forcément là. Les affaires sont prêtes, les chiens sentent probablement eux aussi que quelque chose se prépare et, partout en France, des centaines de milliers de chasseurs attendent de pouvoir retrouver leurs territoires.
Et en cette veille d’ouverture, j’ai envie de le dire clairement : je suis fier d’être chasseur.
Fier de cette passion qui m’accompagne depuis des années. Fier de me lever avant le jour pour retrouver mes amis, mes chiens et cette nature que certains prétendent parfois connaître mieux que nous depuis le fond de leur canapé.
Et puisque nous vivons une époque où il faudrait presque s’excuser de tout et surtout d’être chasseur, je vais également le dire sans détour : j’en**** les écolos qui veulent nuire à ma passion.
Attention, pas ceux qui aiment sincèrement la nature. Pas ceux qui veulent protéger les milieux, restaurer les haies, préserver les zones humides ou défendre la biodiversité. Sur beaucoup de ces sujets, chasseurs et écologistes devraient d’ailleurs pouvoir travailler ensemble.
Je parle de ceux qui ont fait de la disparition de la chasse un objectif idéologique.
Ceux qui voudraient nous expliquer comment fonctionne la nature sans jamais mettre les bottes dans la boue. Ceux pour qui le chasseur serait systématiquement le problème et jamais une partie de la solution. Ceux qui réclament toujours davantage d’interdictions, de contraintes et de restrictions avec, au bout du chemin, un objectif à peine dissimulé : faire disparaître la chasse.
À ceux-là, je n’ai aucune envie de présenter mes excuses.
Je chasse et j’en suis fier.
Parce que la chasse, ce n’est pas uniquement appuyer sur une queue de détente. C’est passer des journées à entretenir un territoire, surveiller les populations, aménager des habitats, agrainer lorsque cela est nécessaire, planter des haies, participer à des comptages ou encore rechercher un animal blessé.
C’est aussi une formidable école de la nature.
Nous connaissons nos territoires parce que nous les parcourons toute l’année. Nous savons où nichent les oiseaux, où passent les sangliers, où les chevreuils mettent bas. Nous constatons les sécheresses, l’évolution des cultures, la disparition de certaines haies ou au contraire le retour de certaines espèces.
Tout n’est évidemment pas parfait dans le monde de la chasse. Des comportements doivent évoluer, notamment en matière de sécurité, et nous devons être capables de nous remettre en question. Mais accepter de progresser ne signifie pas accepter de disparaître.
Car derrière la chasse, il existe aussi une culture rurale, des traditions, des milliers d’associations et surtout des hommes et des femmes profondément attachés à leurs territoires.
Alors dimanche matin, lorsque le jour commencera à se lever, je ne penserai pas aux polémiques des réseaux sociaux.
Je penserai aux copains.
Aux chiens qui tremblent d’impatience.
À l’odeur d’un sous-bois humide au petit matin.
À ces quelques secondes de silence avant que la journée commence.
Et je mesurerai une nouvelle fois la chance que j’ai de pouvoir vivre cette passion.
Alors oui, en cette veille d’ouverture, je suis chasseur, je suis fier de l’être et je n’ai certainement pas l’intention de m’en excuser.
Bonne ouverture à toutes et à tous.
Et surtout, soyez prudents.















![[Vidéo] Gösta, un petit cocker très mignon, fait le buzz à cause de son étrange maladie](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/09/gosta-compressed.jpg)

2 réflexions sur « Chasseur et fier de l’être ! »
👍
Bravo pour votre commentaire et vous soutient a 100% étant chasseur moi même