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A bientot
 
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Le chasseur qui avait abattu un sanglier au bord d’une route dans l’Indre a été relaxé par le tribunal de Châteauroux

tir-sanglier-voitures

Dix mois après la diffusion d’une vidéo qui avait enflammé les réseaux sociaux, le chasseur de 76 ans filmé en train d’achever un sanglier blessé au bord d’une route de Saint-Maur, dans l’Indre, a été relaxé ce jeudi 24 septembre 2026. Le tribunal a finalement estimé qu’il avait agi dans le prolongement d’une action de chasse.

Acro S2

Face à un animal blessé, les chasseurs ont dû sécuriser la route dans l’urgence.

On se souvient de ces images tournées en décembre 2025 le long de la D67, où l’on distinguait un chasseur tirant sur un sanglier à quelques mètres d’automobilistes qui avançaient au ralenti.

Largement relayée en ligne, la vidéo avait fait suffisamment de bruit pour que des poursuites soient engagées contre le chasseur pour mise en danger d’autrui, auxquelles s’ajoutait le transport sans motif légitime d’une arme de catégorie C.

Devant les juges, le chasseur a expliqué que l’objectif était avant tout d’empêcher un animal blessé, qui avait chargé plusieurs fois, de provoquer un accident sur la chaussée.

Les juges ont validé la nécessité des tirs mais ont tout de même sanctionné le port d’une dague.

L’avocat du chasseur, Me Jérémy Schuletzki, a pris soin de rappeler que le canon n’avait évidemment à aucun moment été pointé vers la chaussée et que chaque tir, dirigé vers le sol, répondait à la menace bien réelle que représentait la bête.

Des arguments manifestement entendus puisque le tribunal a finalement décidé de prononcer la relaxe du chasseur mis sur le banc des accusés.

Un second chasseur, venu prêter main-forte pour contenir l’animal, écope en revanche de 500 euros d’amende avec sursis pour avoir transporté sa dague, une arme de catégorie D.

Le transport de la dague a été considéré comme sans motif légitime car le tribunal a remarqué qu’il n’avait pas pris part à l’action de chasse même s’il était venu aider.

Cette décision tombe alors qu’intervenir au bord des routes devient visiblement une action qui n’est pas sans conséquences pour les chasseurs de France et pas seulement face aux sangliers.

Après la vague de menaces qui a visé un chasseur et sa famille à la suite d’une intervention à Thann dans le Haut-Rhin début septembre, la Fédération départementale des chasseurs a en effet demandé à ses adhérents, dans un communiqué diffusé le 16 septembre 2026, de ne plus achever les animaux blessés sur la voie publique.

Fort heureusement, le tribunal de Châteauroux a rappelé à travers cette décision qu’en prenant les précautions nécessaires, mettre fin à la course d’une bête blessée relève d’abord de la sécurité de tous mais vu les récents évènements de Thann, les chasseurs n’interviendront probablement plus sans réquisition écrite des autorités.

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