Être armurier en France en 2026 n’est pas chose facile, à en juger par le nombre d’entre eux que j’ai au téléphone ces derniers temps et qui m’annoncent fermer boutique.
En effet, entre les armuriers qui partent à la retraite sans successeur pour reprendre l’affaire et ceux qui cessent leur activité faute d’un chiffre d’affaires suffisant, force est de constater qu’une frange non marginale de la profession est en passe de tirer le rideau. Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, loin s’en faut, j’estime que près de 10 % des armureries françaises sont en train de fermer ou vont fermer dans les mois à venir. Ces fermetures potentielles s’expliquent assez facilement, même si les causes sont, comme souvent, multifactorielles.
En premier lieu, un fait qui n’échappe à personne, la baisse du nombre de chasseurs. Lentement mais inexorablement, les effectifs diminuent d’année en année. Sans entrer ici dans l’analyse des causes, ce n’est pas le sujet, on est passé d’environ 1 600 000 pratiquants dans les années 1990 à quelque 950 000 en 2025, soit une baisse de près de 40 % en 35 ans. Autant de pratiquants en moins et donc autant de consommateurs qui ne franchissent plus la porte des armureries.
Le deuxième facteur est l’après Covid. Alors que 2021, 2022 et même 2023 ont été des années exceptionnelles, voire d’opulence, portées par des Français qui consommaient davantage dans leurs loisirs, les commerces subissent depuis deux ans un net contre coup. On n’achète pas un nouveau fusil ni une nouvelle veste chaque année. Et ce, même si le marché reste soutenu par de magnifiques nouveautés en la matière.
Troisième et dernier élément pesant lourd dans la balance, la situation politique et financière de la France. Là encore, inutile de revenir longuement sur les faits. Les successions de gouvernements, plus instable qu’une sarcelle posée, n’inspirent guère confiance. De nombreux marchés s’en ressentent. Les entreprises serrent les vis, les investissements sont réduits, voire gelés, dans l’attente de jours meilleurs. Tout cela se traduit mécaniquement par un recul de la consommation. En ces temps peu florissants, la priorité des ménages est clairement de remplir le caddie avant de garnir la cartouchière.
Même s’il existe quelques exceptions, parmi lesquelles certains gros faiseurs, force est de constater que beaucoup d’armureries tirent la langue et se plaignent de la situation. S’il faut admettre que la majorité fait ce qu’elle peut pour tenir, il convient aussi de noter que d’autres ont, par exemple, baissé les bras ou manqué le virage du numérique.
Quoi qu’il en soit, nos armuriers, comme nos domaines de chasse, doivent faire mieux que survivre. Ils doivent vivre. Car ce sont eux qui font tourner notre économie, une économie qui pèse la colossale somme de 4 milliards d’euros par an. Tant que cette manne financière existera, la chasse restera forte. Car, toute philanthropie mise de côté, ce qui dirige et conditionne les décisions dans un pays, c’est malheureusement l’argent.
Alors, que ce soit pour la fête des pères, un départ à la retraite ou même la Saint-Valentin, lorsque vous cherchez un cadeau à offrir, plutôt que de vous rendre à la FNAC ou sur Amazon, n’hésitez pas à pousser la porte de votre armurier.














![[Vidéo] Dans l’Est de l’Hérault, le lapin fait des ravages](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/03/lapin-garenne-compressed.webp)

27 réflexions sur « Votre armurier a besoin de vous ! »
Bien sûr chacun a une part de responsabilité : les fédérations , le mercantilisme , la perte des valeurs artisanales etc etc mais il faut il trouver un responsable plutôt que de s’adapter et s’unir ?La baisse du nombre de chasseurs et donc du nombre d’armuriers est dû à un changement radical des pratiques agricoles qui ont provoqué le développement du grand gibier au détriment du petit à l’exception de quelques espèces opportunistes ( palombes , étourneaux )
Le réchauffement climatique modifie les aires de reproduction et d’hivernage des migrateurs : la migration de retour des turdidées en corse est devenue quasiment nulle alors qu’elle était abondante dans les années 60/80
L’issue est le retour du petit gibier sédentaire à condition de s’en donner les moyens par des aménagements et des emblavures , d’ouverture du milieu en particulier dans le sud de la France . Tout ça ne se fera pas sans une volonté politique qui concilie culture de biodiversité et prévention incendie . Les écologistes restent politiques et le terrain manque de bras et de budget alors les zones humides manquent d’entretien , la forêt brûle
Le petit gibier se raréfie mais pas que lui cependant ont dépense des sommes d’argent fabuleuses pour s’occuper du dernier maillon de la chaîne alimentaire en protégeant des grands prédateurs . Le pastoralisme recule et l’enraisinement progresse .
Alors oui responsables cynégétiques et armuriers mercantiles ont une part de responsabilité mais peut être qu’ils cherchent à sauver les meubles !!! Le grand gibier n’est peut être pas en concurrence avec le petit tout comme les chasseurs de grands gibiers avec les chasseurs de petits gibiers . Mais la division sert à nos détracteurs
Préservons nos armuriers et leurs travail et connaissances
bon nombre d’armuriers ont choisi le business , plutôt que de défendre la chasse , pour preuve l’emballement de ceux-ci , pour le remplacement du plomb par des substituts , très peu de prise de position concernant la conservation des biotopes , la destruction des graines larves et insectes par l’agriculture , et plutôt du côté des chasseurs de grand gibier , qui leur apportent peu malgré le doublement des munitions en trois ans ect….!
Le nombre de chasseurs est en baisse c’est pas une nouvelle : le problème est de comprendre si c’est une évolution normale ou si c’est la conséquence d’actions diverses et variées dans le but de déstabiliser un équilibre . Dans le var le lapin était la base de la chasse populaire et la myxomatose devrait faire partie du passé mais cet animal est en concurrence avec l’activité agricole principale , ensuite vient les chasses traditionnelles de la grive écornées par la difficulté de se procurer des appelants et par le réchauffement climatique . Les deux chasses principales des années 60 ont été partiellement remplacés par les battues aux sangliers de nouveau écorné par la présence volontaire incontrôlée du loup .
Alors oui le nombre de chasseurs est en baisse malgré les efforts de tous nos responsables cynégétiques , évidemment le petit gibier pourrait être une solution prise tardivement . Le lapin serait l’opportunité à condition d’entamer un dialogue avec les chambres d’agriculture pour éviter le syndrome de la Balagne Corse . Restons unis sans jamais oublier que la chasse passe par le dialogue avec agriculteurs et forestiers pour un intérêt commun
En effet, dans ma société communale du Nord, on faisait 450 lapins par an ( sans furetage), à huit chasseurs. Depuis une dizaine d’années, les lapins ont diminués et cette saison, je n’ai vu aucun lapin partir. Plus rien et c’est pareil pour toutes les communes à 30 kms à la ronde. Aucune parole sur le sujet de la Fédération Départementale. La perdrix grise, on ne la tire plus depuis quelques années mais ce n’est pas pour cela que le nombre augmente. Il semble qu’il n’y ait que la chasse au gros gibier et aux canards en bord de mer qui intéresse nos élus fédéraux. Ayant le permis de chasse depuis les années 1970, j’ai eu, cette saison, bien l’envie de raccrocher et je ne suis pas le seul. La société est passée de 12 membres à 8 en quelques années. Heureusement que nous préservons une souche de faisans sauvages qui se reproduisent bien, au prix d’une régulation des prédateurs toute l’année. Personnellement, je voudrais bien savoir ce que font la fédération Nationale de la Chasse et la Fédération du Nord en ce qui me concerne.
Bonjour,
La disparition de certains « armuriers » ou prétendus tels n’est pas un hasard…
Il ne suffit pas de vendre des cartouches de chasse et des cannes à pêche pour se prétendre armurier : ce dernier -le vrai- a suivi l’école de Liège ou de St Étienne, ou les deux, et fait preuve de réelles connaissances des armes, en terme de réparation, réglages, restauration, etc…
Et ceux que je connais, qui ont ces compétences, croulent sous le travail, et sont prospères… point de hasard là non plus.
Le consommateur (chasseur, tireur, collectionneur) averti ne s’y trompe pas.
Hormis le fait que la chasse est en train de disparaitre (permis trop difficile, lynchage public, dégâts sur les cultures…). 1000000 de chasseurs avec les armes représentent plus de 5 fois l’armée française. Les chasseurs étaient des résistants, les chasseurs connaissent le terrain, les chasseurs à eux seuls sont une armée. En dehors de tout cela, que restera t’il à la France quand l’armée sera tombée? Les bons citoyens armés pour la défendre. Je vois parle de le souveraineté de notre pays oui et que le gouvernement devrait voir plus loin que la chasse en elle même et voir que les chasseurs sont le dernier rempart des français. Sauver la chasse, c’est sauver la France et tous les commerces affiliés.
Pour ma part je préfère de loin acheté chez l’armurier mais il faut également savoir fideliser sa clientèle… j’ai récemment voulu acheter une carabine, le modèle qui m’intéressait était proposé chez mon armurier a 1630 euros et je la trouvais sur le net a 1200…. alors oui je comprends cet écart de prix dû aux différentes charges que n’ont pas les sites internet mais lorsque j’ai demandé a mon armurier si il pouvait me faire un petit geste ( housse offerte, remise sur les munitions…) mais il ne veut rien faire donc j’ai acheté sur internet et l’économie réalisée m’a permis d’acheter un point rouge.
C’est dommage car au final le point rouge je l’aurai également acheter chez lui et fait régler aussi si il avait été un peu plus commerçant sur un achat important, carabine , viseur aimpoint, 2 boîtes de cartouches, housse , sangle et réglage.
Je suis moi-même ancien commerçant dans un autre domaine.
Vous comprenez l’écart de prix mais pas devoir le payer.
Donc vous ne connaissez pas la comptabilité d’un artisan ou commerçant.
URSSAF (anciennement RSI) 52% du revenu (qui n’est pas le salaire) et toutes autres charges multiples.
Vous avez acheté sur le net et en cas de panne même simple, vous allez voir un armurier !!! Et lui bien gentil, il vous le fait.
Donc vos 430€, mettez les bien de coté, ils vont vous servir pour les frais de voiture car il sera de plus en plus loin de chez vous.
Bonjour, ce problème, je l’ai compris depuis longtemps ! C’est pour ça que j’achète mes cartouches et fusils ainsi que divers choses chez les armuriers,et je fais aussi des chèques cadeaux armurier pour offrir,après il ne faudra pas pleurer quand il n’yen aura moins ,voire plus.
D’accord avec fauvel, j’ai le permis de chasse depuis 1979 et cette année la il y avait bien 2 200 000 chasseurs , aujourd’hui nous sommes plus que 950 000 chasseurs, le constat est très clair c’est l’effet domino lentement mais sûrement, et il y a encore beaucoup des lois anti chasse a venir …interdiction du plomb a la terre, la liquidation totale des chasses traditionnelles, la peste porcine qui arrive , la liste des espèces chassables qui va se réduire, l’interdiction du gibier de tir, la reduction des périodes de chasse , pas de relève …je sais pas si la chasse existera toujours en 2035 ? Acquit de la révolution Française 1789 ! Le peuple en n’aura profité 2 siècles et demi . Voilà le résultat d’une RURALITÉ qui n’est pas UNIS !
Armurier pendant 65 ans j ‘ai commencé en 1952 année de la myxomatose je pourrai vous faire un article sur l’évolution de la chasse depuis cette date a nos jours
En 1981. 2250000 chasseurs
En 2025. 950000. Chasseurs
En 2030 500000 chasseurs
De la faute à qui?
Je suis à votre disposition pour vous répondre avec des exemples
Y a aussi le cout pour un chasseur entre les cotisation et maintenant les bracelet de prelevement a 50 euro pour un sanglier moins de chasseur
Bonjour,
Et bien moi je le cri haut et fort depuis des années,il faut que la fédération nationale fasse pression sur les instances pour faire adopter la vaccination par les puces des lapins de garenne mise au point par l’anclatra
Moi je rajouterai deux causes à ça qui pour moi sont bien plus enclins à faire fermer les armureries traditionnelles la première c’est la disparition du petit gibier on tire beaucoup moins qu’avant donc moins de munition vendu et le deuxième s’appelle Decathlon qui vend des munitions moins cher que les armuriers ne les achètent il faut savoir qu’un armurier ne gagne environ qu’un ou 2 € par boîte de cartouche de chasse et le reste de l’argent il le gagne sur les réparations les armes étant fiables et servant moins il y a plus de réparation s’ils ne vont plus non plus de munition c’est logique qu’il ferme
Pas surprenant que ce métier soit en voie de disparition.
Après les nouvelles règlementations contraignantes sur les armes de toutes catégories et sur la chasse.
La fin de cette profession est proche, les armuriers pourront remercier nos dirigeants politiques qui n’ont pas le courage de dire STOP au khmers vert à des fins électorales.
Votre article met en lumière une réalité certaine, mais vous oubliez de pointer du doigt la responsabilité des consommateur eux même, qui préfère se tourner vers une consommation numérique pour acheter les yeux fermer sur des sites ou plateforme qui n apporte que du prix mais aucun service. Les ventes Web ne se sont jamais si bien portées, et ces bien tout le paradoxe de notre société de notre métier que l on voulais réglementé mais qui au final n aura jamais été aussi libérale car un simple cqp délivré par le fepam vous donne le droit d ouvrir un site Web depuis votre garage pour livrer des armes dans toute l Europe. Un paradoxe. A l image du textile, de là chaussure ou du jouet, le commerce de l arme va disparaître à cause du Web….
Voilà la vrai raison principale du déclin des boutiques physique dans notre pays.
La loi exigée par la CEE est bien trop contraignante et énormément de documents sont nécessaires.
Je suis surpris par votre interprétation des difficultés. La baisse du nombre de chasseurs, est-ce que quelqu’un à part le déplorer, s’en occupe vraiment? Dans les années 70, 80 les chasseurs de petits gibiers étaient plus nombreux que ce au grand gibier. Avec la raréfaction du petit gibier, beaucoup se sont tournés vers le grand gibier. Pendant que ceux qui n’ont, faute de moyens pu se tourner vers la grande faune; ont abandonné petit a petit au fur et à mesure de la disparition du petit gibier. Pendant ce temps, la transmission de la passion aux plus jeunes s’est éteinte petit à petit.
J’ai déjà eu l’occasion de le dire sur ce site que la seule solution de faire revenir des chasseurs passera par le petit gibier. Beaucoup de chasseurs éprouvaient une grande passion en compagnie de leur fils, de leur petit fils et de leur chien.
Il n’y a plus de passion a enchaîner les journées de battues au sanglier assis sur son siège même dans cette population, certains raccrochent.
La FNC en parle enfin et semble vouloir lancer un grand projet pour le retour du petit gibier. Comme nous sommes toujours dans la période des vœux, je souhaite sincèrement que la FNC réussisse, à mon avis il faudra au moins 10 ans. En effet, avant toute chose, si le biotope n’est pas recréé, le projet est mort dans l’œuf (d’autant que le retour du biotope sera bon pour toute la biodiversité).
Cela veut dire qu’il faut restaurer un vrai partenariat avec les agriculteurs, reprendre notre souveraineté sur la chasse. Obtenir du gouvernement que toutes les associations d’enverdeurs et d’anti-chasse nous foutent la paix.
Alors, il n’y a aucune minute à perdre, nous sommes déjà en retard.
Pour finir, l’activité des armuriers reprendra avec le retour de ces chasseurs. Certainement pas en nous imposant la supression du plomb dans l’espoir de donner un coup de fouet à l’activité avec le changement des armes. Ce coup de fouet risque de ne pas venir.
Bonjour, vous avez raison, mais quand on voit que le ministère de l’écologie veut simplifier l’arrachage des haies…..c’est pas gagné !
Chtivarois, complètement d accord avec vous,j ajouterai que le petit gibier ne reviendra qu avec une bonne gestion,des prélèvements raisonnables en fonction du cheptel,on peut très Bien chasser avec son ou ses chiens sans tuer et essayer de raisonner les viandards qui tirent tout.on les connais tous.un autre problème les bureaux des sociétés de chasse sont souvent tenus par les chasseurs de sangliers.
Bonjour @Jean1. J’ai obtenu mon permis de chasse en 1979. A l’époque j’étais installé dans les Ardennes. Je chassais quasiment exclusivement en plaine. N’ayant pas beaucoup de moyens, mon premier fusil était un cal 12 Perfex de Manufrance qui était assez polyvalent. Lorsque dans les plaines du côté d’Asfeld alors que je chassais le perdreaux gris, j’ai pu faire plusieurs triples et de nombreux doublés, j’ai arrêté d’utiliser ce fusil pour la chasse du petit gibier de plaine. Plus tard ayant acquis un superposé, je continuais à chasser et bien que le petit gibier était encore assez répandu, j’ai voulu me donner plus de difficulté en respect pour la faune. J’ai acquis un calibre 20, aucune différence avec le 12. J’ai donc acheté un calibre 28 il y a 35 ans. Aujourd’hui, je le sors uniquement pour les grives et les pigeons, je voulais encore descendre pour un 410 mag, mais à quoi bon maintenant, il ne servirait plus. Comme beaucoup je me suis mis au sanglier et j’aspire au retour du petit gibier. Si la FNC réussi dans son entreprise, je m’investirai à fond avec passion et peut-être aurais-je l’occasion de promener le cal 28 en tirant de manière homéopathique et même peut-être acquérir un chien, pour avoir un compagnon de sortie, en effet lorsque l’on prend de l’âge on hésite parfois d’en reprendre un. 🐶
Bonjour, je suis tout a fait d’ accord avec vous mais je vais tout de même apporter mon témoignage. Je suis attaché à nos commerces notamment nos armureries. Je souhaitais acheter un browning et revendre mon chapuis a plus de 4000 €. Le premier armurier m a dit qu il reprenait mon fusil mais que je devais remettre 1600€ pour un fusil a 2200€ browning de base. J ai refuse la transaction et je suis allé voir un deuxième armurier qui m a dit que mon fusil Chapuis avait trop de valeur pour être repris a bon prix. Il m a dit qu il ne me le reprendrait pas chose que je peux comprendre. Il m a fait un devis a 2550 € pour le même browning que le premier armurier. Je lui ai dit qu il était a 1950€ sur internet et que s il baissait son prix aux alentours de 2300€ je lui prenais pour faire marcher le commerce local. Il n a pas voulu. J ai donc commandé le fusil sur internet et je l’ ai acheter neuf a 1870€. Je suis d’ accord que tout le monde doit gagner sa vie mais j’ ai voulu faire marcher le commerce en vain. Je tiens a préciser que le prix des armes a explosé. Ma sauer acheté 2400 vaut actuellement 4000€. Si tout augmente et pas assez les salaires, je ne vois pas comment on va faire pour acheter des armes. Profitez bien de la fin de la saison et prenez soin de vos familles
Aux causes exposées par cet article, il faut ajouter la mise en place du système informatisé qui fait de chaque possesseur d’armes un citoyen fiché, contrôlé, repéré, qui doit montrer patte blanche pour le moindre achat, ce qui peut rebuter tous ceux qui n’apprécient pas d’être fliqués. Ajoutons également le harcèlement des chasseurs qui peuvent être sanctionnés pour n’avoir pas respecté une des multiples contraintes qu’on fait peser sur eux. Beaucoup préfèrent donc passer à autre chose.
Un trop grand nombre d’armuriers a vu le métier comme de la revente de produits, avec une diversification excessive conduisant à des vitrines foire fouille qui ont cassé l’image.
Sans valorisation du service, ils ne sont plus qu’un maillon provisoirement obligatoire de la chaîne de commercialisation des équipements et déjà mangés par la vente en ligne. Ceci étant, quand vous n’avez finalement qu’un armurier par région qui est capable de faire une mise en conformité au stand ou d’intervenir avec précision sur la réparation, ou de la fabrication, les gens choisissent d’autres réseaux.
Je pense qu’il y a aussi un gros raté côté tir sportif, les stands sont saturés, inondés de demandes, pas assez de structures, ça aurait je pense compensé la diminution de la part chasse.
Même si on ne peut pas agir sur le contexte réglementaire français, il y avait des idées à prendre de l’autre côté de l’Atlantique.
Dans cet article il manque un point d’analyse
De plus en plus d’armuriers ce sont transformés en simples revendeurs laissant de côté la réparation artisanale
A Nanterre chez Decathlon en 1990 Cyril un armurier m’a refait un ressort sur mon 12 alors que la pièce détachée n’existait plus dans le commerce
Actuellement j’ai sur une arme de 1917 une masse percutante cassée qui se limite à une tige droite de 2/2/75 mm avec un épaulement et
AUCUN ARMURIER NE VEUT ME LA REFAIRE
PIRE : JE PEUX LA REFAIRE MAIS AUCUN NE VEUT ME FOURNIR UN MORCEAU DE METAL(QU’ILS ONT EN ATELIER) POUR QUE JE REPARE
Alors remettez vous en cause et faites votre métier convenablement et nous reviendrons vous voir
Cordialement
Vous avez tout à fait raison.
Des marchands et pas des professionnels, le remplacement à la place de la réparation, bisness bisness.
Amitiés