Actualité de la Chasse Chasse à l'étranger Les canards siffleurs d’ISNEA aux portes de Moscou



L’Institut Scientifique Nord-Est Atlantique a équipé en mars dernier quatre canards siffleurs de balises GPS, relâchés aux alentours de Calais, ils sont désormais aux portes de Moscou.

Ils avaient quittés la région de Calais depuis la fin mars ou le début du mois d’avril, après une longue pause en Belgique, les quatre siffleurs équipés de balises GPS par l’ISNEA ont depuis parcourus près de 3000 km. On apprend grâce aux données récoltées que la jeune femelle a rejoint la Russie, en baie d’Onéga après avoir fait de multiples escales en Allemagne, Suède, Estonie et Finlande. Aramis lui a quitté la France fin avril, il a suivit la côte jusqu’au Pays-Bas avant de traverser la mer Baltique et de faire escale en Bielorussie, il est aujourd’hui à 350km à l’Est de Moscou. Il se situe à environ 1000 km au Sud-Est de Pénélope, la jeune femelle pourtant capturée, équipée de balise puis relâchée au même endroit. Magnus quant à lui a opté pour un chemin encore différent, il aurait quitté le Danemark il y a une quinzaine de jours.

Ces balises GPS nous permettent d’en apprendre énormément sur les canards siffleurs, les scientifiques de l’ISNEA ont déjà pu déterminé l’importance primordiale des escales migratoires effectuées par les anatidés. Ils ont également pu constaté que les canards savaient parfaitement user des conditions météos favorables à leurs trajets, grâce aux vents arrières, la vitesse moyenne de migration est largement augmentée ce qui permet une économie d’énergie de près de 40% ! Les sujets équipés de balises GPS ont parcourut une moyenne de 3000 km, pour ce faire, ils ont un besoin vital de graisse, leur unique carburant. L’ISNEA nous apprend que si le canard siffleur devait faire ce trajet sans escale, ses réserves de graisses devraient atteindre 25% de son poids, on appelle cela l’adiposité. Hors, si l’adiposité de l’individus atteint une telle part, le surpoids entrainerait un surcoût de dépense énergétique d’environ 10% par kilomètre parcouru. D’où l’importance nombreuses escales migratoires qui permettent au siffleur de maintenir son adiposité entre 10 et 12% ce qui lui permet tout de même de voyager 1000 à 1500 km !

Laisser un commentaire

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom ici