4 scénarios pour la chasse en 2040

La fondation François Sommer vient de publier une étude intéressante sur la possible évolution de la chasse d’ici 20 ans. Il s’agit de poser 4 scénarios reposant sur des faits, des statistiques, des exemples et aussi un peu de ressentis.
La chasse doit anticiper des défis de plus en plus complexes, telles les dynamiques de population des espèces sauvages et leur régulation à moyen et long termes, l’urbanisation croissante des espaces, la gestion des espaces boisés, les grandes évolutions des cultures agricoles et du foncier, le partage de l’espace avec des activités de pleine nature, les nouvelles pratiques sportives et de loisir chez les jeunes, les transformations du rapport à l’animal de rente ou sauvage, la question du bien-être animal, la sublimation de la nature dans la population…
Autant de facteurs qui vont inévitablement, avec ou sans logique d’ailleurs, influer directement sur l’avenir de la chasse en France.
Voici donc 4 scénarios plausibles, mais qui pour autant ne sont pas obligatoire et la Fondation François Sommer inscrite sur le fait que d’autre peuvent émerger, ou qu’un 5eme scénario sera la contraction de 2.
Scénario A « Chacun chez soi » : La nature en partage, les chasseurs isolés. Coexistence des communautés, principe de tolérance. La chasse subsiste, mais et l’objet de critique
Scénario B « La chasse en conflit » : Une société de rapports de force. Tyrannie des minorités et ère durable des mouvements d’opinion comme facteurs d’influence. Les pratiquants de la chasse sont stigmatisés. Forte décentralisation
Scénario C : « Les chasseurs, acteurs des territoires » : Une alliance chasse-agriculture-nature.
Tolérance à l’égard des chasseurs et reconnaissance de leur action en matière de services écosystémiques.
Scénario D « La fin de la chasse plaisir ». L’État et les collectivités régulent la faune
Nouvelle éthique dominante. Le mouvement des droits de l’animal se diffuse, la chasse plaisir devient moralement inacceptable.
Inutile de préciser quel scénario est le plus souhaitable pour notre passion…
Il en ressort clairement que l’avis de la population par rapport au bien-être animal est LE facteur clé. À moins qu’un évènement « extérieur » majeur, telles une pandémie ou une guerre mondiale engendrant toutes les 2 une famine ou du moins une raréfaction des denrées alimentaires, l’avenir de la chasse passera par une acceptation, ou non, de notre activité.
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