Actualité de la Chasse Petit gibier Deux-Sèvres : des municipalités projettent d’empêcher le piégeage des renards

A la Crèche et à Melle dans les Deux Sèvres, les spéculations sur l’avenir du renard vont bon train.

Récemment élues, les municipalités des 2 communes aimeraient que le renard ne soit plus piégé, ni chassé (battue administrative) toute l’année. A la Crèche notamment, la Mairesse Laetitia Hamot semble avoir une empathie particulière pour les renards et ne souhaite plus qu’on le chasse. Si,  dans un premier temps, elle a signé les demandes d’autorisations des battues aux renards, elle s’est renseignée et à présent les refuse systématiquement. « J’ai rendu un avis contre toutes les battues au motif qu’elles étaient proches des chemins de randonnées, qu’il pouvait y avoir des promeneurs » a-t-elle expliqué au journal La Nouvelle République.

Du côté de Melle, c’est la commission environnement qui « envisage de proposer au Conseil Municipal de demander à la préfecture le retrait du renard de la liste des espèces dites nuisibles ».

Les 2 communes ont compris que le classement des ESOD se fait tous les 3 ans, et en 2022 la préfecture devra à nouveau prendre un arrêté pour la période 2022-2025. Les 2 communes aimeraient que le renard soit déclassé.

Pour se faire « conseiller » et « aider » dans cette démarche, elles peuvent compter sur l’aide de l’ASPAS à travers son antenne locale des Deux-Sèvres. Cyril Alexandre, le délégué ASPAS 79 explique : « J’nterviens dans les communes sur l’intérêt de préserver l’espèce, à leur demande ou sur ma proposition. Après, je les laisse faire leur cheminement avec le Conseil Municipal, les habitants, les associations de chasse ». En d’autres termes, avec les arguments tangibles et plus que douteux de l’ASPAS, il aide les maires des communes à se positionner contre la chasse.

Concernant le renard, l’un des arguments retenu par l’ASPAS est le suivant « Plus il y a de pression de chasse, plus les femelles ont des portées importantes pour compenser ». Etrange tout de même, car si l’on suit ce raisonnement  d’autres espèces devraient suivre le même cheminement et pulluler, mais à écouter les dires de nos opposants,  les chasseurs réduisent à peau de chagrin de nombreuses espèces à cause d’une pression de chasse trop importante. Pas un mot sur la gale, pas un mot sur l’échinococcose alvéolaire, non rien de tout ce qui justifie de réguler les renards.

Début d’année prochaine, les communes ont prévu des réunions publiques afin de discuter avec leurs administrés sur l’avenir du renard. Commencera alors une partie de lobbying entre ces dernières, la fédération des chasseurs et la préfecture, puis en cas d’arrêté prolongeant le renard comme ESOD dans le département, certainement des suites judiciaires (tentatives de faire casser l’arrêté).

Bonne chance aux chasseurs des Deux-Sèvres.

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5 Commentaires

    • Même topo que pour les agriculteurs : protégez votre poulailler, protégez vos cultures. Moi c’était une buse qui chopais la volaille. En plus d’un poulailler digne de ce nom pour protéger mes poules d’autres prédateurs, ben j’ai mis une volière. Les animaux en mangent d’autres… C’est la nature (après à nous de ne pas trop la dénaturaliser… laisser du gibier aux gibiers)… J’habitais dans les bois deux ans et pas un renard n’a mangé de poules et j’en voyais parfois du renard, je les écoutais surtout, mais je protegeais mes cocottes.

  1. Je ne comprends pas tout ce remue ménage car pour pieger il faut l autorisation du propriétaire et du MAIRE, par contre s il refuse il est responsable des degats occasionnés (que chacun prenne ses responsabilités)

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