Actualité de la Chasse Petit gibier La perdrix grise a perdu 30% de sa population en 30 ans.

Depuis 1989, le Muséum National d’Histoire Naturelle a mis en place un programme appelé STOC en partenariat avec la LPO et l’OFB (ex ONCFS).Ce programme permet à l’aide de bénévoles et de professionnels de surveiller l’évolution des populations d’oiseaux en France grâce à des méthodes de comptage.



Depuis 30 ans, beaucoup d’espèces sont en déclin, et si le confinement de l’année dernière apparaissait comme une légère embellie, un rayon de soleil, le Muséum a publié une note pour expliquer qu’il en était finalement rien…

Ce rapport précise, par exemple, que la perdrix grise aurait perdue 30% de ses effectifs en 30 ans. Sachant qu’avant 1989 les populations avaient déjà drastiquement chuté, nos pères et grands-pères chasseurs nous le confirmerons. L’alouette des champs aurait également baissé dans les mêmes proportions. Pire, le tarier des près a quant à lui perdu 60% de sa population.


Ce déclin est toujours dû aux mêmes facteurs. Le 1er est l’agriculture intensive qui prive les oisillons des insectes dont ils ont besoin les premières semaines de leur vie. Par ailleurs, l’arrachage des haies, qui reste une réalité de nos jours, et la monoculture « jouent» en la défaveur de nombreuses espèces. Il y a également l’artificialisation du milieu urbain qui continu de priver les oiseaux d’habitat.

Il semble donc que la biodiversité soit plus que jamais mise à mal par les activités humaines et ce malgré toutes les alertes lancées rien n’est concrètement engagé dans le bon sens.

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12 Commentaires

  1. Petit retour d’expérience sur notre GIC perdrix du 59. Nous allons démarrer la 8eme saison de non-tir de la perdrix grise, nombreuses tentatives de réintroduction d’oiseaux reproducteurs et un résultat éloquent : Les effectifs ne cessent de s’effondrer! Seuls subsistent quelques vieux couples sans doute inaptes à la reproduction qui occupent leur territoire et décantonnent visiblement les oiseaux réintroduis .Après l’annonce tonitruante d’un « plan Marshall  » pour la perdrix grise par la fédération du Nord, il serait judicieux de prendre le taureau par les cornes et d’oser nommer les vrais responsables de ce déclin au moins par respect pour les acteurs locaux qui tour à tour baissent les bras!
    Inutile de préciser que notre secteur subit les pressions environnementales d’une agriculture intensive délirente où la course au profit s’est substituée au « bon sens paysan »!

  2. Et la prolifération des busards, des corneilles, des pies ou des choucas n’a évidemment aucun impact sur les populations de perdrix grises

    • Tiens donc! Mr… Gilles ( et oui je me méfie du correcteur d’orthographe et de vos séances lacrymales a notre modérateur) vous avez sans doute une position très altière pour railler les propos de Piet61 sur le rôle des prédateurs dans la disparition des perdrix grises… on peut la connaître ?

  3. La perdrix grise est un oiseau sédentaire de plaine (=cultures) dont le vie biologique évolue d’un statut insectivore (0-3/4sem) vers un statut granivore (après 4sem). Dans l’environnement agricole moderne (monoculture, traitements pesticides dont trop longtemps les néonicotinoïdes), il est victime, à tous les stades de sa vie, de destructions ( empoisonnements, destruction des nids au fauchage, prédations…) qui agissent de manière synergique sans lui offrir l’opportunité d’un répit salvateur. Ce constat ne fait que souligner le caractère multi-causal de la lente mais continue diminution des perdrix grises en France et, plus généralement, en Europe de l’ouest. Il explique aussi en grande partie la quasi inefficacité des tentatives de sauvetage de l’espèce conduites depuis des décennies: le plus souvent, trop de facteurs sont à prendre en compte à la fois. Une proposition: intégrer concrètement TOUS les acteurs dans les projets de sauvegarde, les agriculteurs et leurs représentants professionnels devant eux-mêmes (par voie contractuelle ?) y participer sans quoi, il n’y aura que plus d’échecs.

    ce fait et à tous les stades de sa vie des

    • A Viricel Gilles.

      Devant ma maison, un couple de perdrix a réussi à sauver son nid (déjà un exploit). Onze poussins sont nés, en une semaine les parents ont perdu l’ensemble de la couvée.
      La cause, des petits rapaces ont tout prédate. Je les ai surveillé, mais leur poste d’observation étant constitué de la ligne téléphonique, il était impossible de les effrayer.

      Dommage pour les perdrix, ces rapaces étant en surpopulation en raison d’une protection idiote initiée par des « protecteurs d’oiseaux » enfin on ne sait qui ils protègent, mais ils ne font rien pour venir en aide à la petite faune.
      Voilà la réalité de terrain, c’est du factuel.

  4. A Gilles Viricel, en effet les busards volent bas et surprennent facilement les compagnies de perdrix.

    Pourquoi éludez vous toujours les problèmes posés par la sur-abondance de prédateurs: corneilles, certains rapaces, aigrettes, cigognes blanches ou cormoran sur les populations de proies?

    • Pas un commentaire il y a peu pour critiquer les canons à gaz que l’on déplace au printemps dans les cultures en pleine période de reproduction.
      Affligeant!
      A vous lire, le seul prédateur qui ait le droit d’exister c’est vous!
      Pratiquant la chasse depuis près de 50ans, je réalise que les occasions d’être fier de faire partie de cette corporation sont extrêmement rares!

    • Mr Robin votre histoire est très curieuse, les canons à gaz sont placés pour protéger les semis, dans des champs sans végétation, et pour cause les graines n’ont pas encore germé, l’époque et le lieu ne se prêtent guère à la nidification !

  5. Le lieu: chez nous il reste encore quelques haies ou les oiseaux sont sensées pouvoir s’y reproduire en toutes quiétude.
    L’ époque: chez nous les oiseaux nichent au printemps.C’est aussi chez nous la période pour semer maïs et tournesol!

    • Oui, je comprends mieux, habitant un lieu où se succède les grandes surfaces semées entrecoupées de forêts, il m’a toujours semblé que seuls les corvidés se sentaient visés par ces déflagrations erratiques, je vois par ailleurs beaucoup de menus oiseaux et les faisans sont bien présents mais cela serait intéressant de mesurer l’impact sur la petite faune.

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