Le quartier de la Confluence héberge des ragondins qui posent un vrai problème sanitaire depuis longtemps. Mais plutôt que de laisser les chasseurs à l’arc régler la question, la municipalité de Grégory Doucet réclame une expérimentation de stérilisation. La préfecture, elle, souhaite que les chasseurs continuent leur travail.
30 000 signatures et une réalité sanitaire occultée.
Depuis 2024, la gestion des ragondins dans le quartier de Confluence, à Lyon, fait beaucoup parler. La préfecture sait que leur présence représente un risque sanitaire et est un danger potentiel. Par conséquent, elle continue de demander l’intervention des chasseurs à l’arc, qui prélèvent les individus sans les risques liés à l’usage d’armes à feu en zone péri urbaine.
Cette manière d’agir ne convient évidemment pas aux animalistes qui souhaitent mettre en place la stérilisation des ragondins, avec l’appui de la mairie écologiste comme le rapporte Le Figaro.
L’association environnementaliste PAZ a d’ailleurs pris l’affaire en main depuis plusieurs années et a lancé une pétition titrée « Stop au massacre des ragondins à Lyon ».
Sauf que le ragondin n’est pas un gentil pensionnaire des bassins du jardin aquatique de Ouagadougou.
L’espèce est classée « exotique envahissante préoccupante » et véhicule notamment la leptospirose, une maladie transmissible à l’homme via les urines qui contaminent sols et eaux.
La préfecture rappelle d’ailleurs que la réglementation européenne interdit purement et simplement de conserver ou relâcher ces animaux dans l’environnement. Pour les services de l’État, la destruction reste donc la seule option légale et raisonnable.
La mairie tente la carte scientifique.
Gautier Chapuis, adjoint EELV en charge de la biodiversité et de la condition animale, défend une autre approche. Dans un courrier adressé à la préfète fin 2025, il demande une dérogation pour expérimenter la stérilisation avec l’école vétérinaire de Lyon.
Son argument principal tient en une phrase : après une campagne d’abattage en début de mandat, les ragondins ont recolonisé les bassins en six mois.
La préfecture maintient que la chasse à l’arc reste une méthode « efficace et discrète » dans ce secteur densément peuplé. Une campagne de communication a également débuté à destination des promeneurs pour ne pas nourrir ni approcher les rongeurs.
Manifestement, entre la protection sanitaire des habitants de Lyon et la sensibilité militante pour la « condition animale », la mairie a fait son choix. Reste à savoir si la préfecture acceptera de servir de terrain d’expérimentation pour les verts.












![[Vidéo] Un chien de chasse chassé par des sangliers](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/01/chien-charge-par-un-sanglier.webp)

2 réflexions sur « Ragondins de confluence : la mairie écolo de Lyon préfère stériliser, la préfecture veut maintenir la chasse à l’arc »
Pour info :le ragondin n’est pas immortel, sa durée de vie est d’environ 5 ans. alors si il est stérilisé et donc ne se reproduit plus dans 5 ans il n’y en a plus un seul .Un résultat qui va à l’encontre de »ceusses » qui veulent le protéger.
La stérilisation des ragondins ne va pas endiguer les problème sanitaires quand on sait que la leptospirose est déjà répandue sur tout le territoire national. C’est la destruction pure et simple de ces bestioles qui ravagent les berges (des rivières, étangs, digues et les cultures aux abords des rivières).
Ce n’est pas la stérilisation des ragondins mais celle des escrolos qu’il faut mettre en place.