Actualité de la Chasse Grand gibier Affaire des bouquetins du Bargy : les agriculteurs ont déversé du lisier...

L’affaire dure depuis des années maintenant, mais les répercussions récentes du manque de régulation des bouquetins dans le massif du Bargy en Haute-Savoie ont causé quelques problèmes, notamment parce que ces derniers sont porteurs de la Brucellose, une maladie transmissible auprès des bovins ainsi qu’à l’homme. Dernièrement, c’est un troupeau de 200 vaches laitières qui a dû être euthanasié après que la Brucellose ait été détectée chez un individu.

Cette lourde perte infligée à l’éleveur basé entre Cluses et le Grand Bornand a été la goutte d’eau pour les agriculteurs qui en ont assez de voir leur travail réduit à néant à cause des décisions prises dans le but de faire plaisir aux écologistes.

Depuis des années, suite à plusieurs cas de Brucellose détectés sur des bouquetins présents dans le massif du Bargy, des quotas de prélèvements avaient été instaurés par la préfecture et permettait de récupérer des données sur la circulation ou non de la maladie dans la nature. Ces quotas étaient établis en fonction de la population de bouquetins présents dans le massif et n’avaient pas pour but d’éradiquer toute trace des bouquetins dans la région comme essaient de le faire croire les associations animalistes.

Ces associations ont pourtant réussi à convaincre le tribunal administratif de Grenoble qui avait donc suspendu les arrêtés de prélèvements des bouquetins depuis l’année 2020.

Les associations de protection de l’environnement avaient alors estimé que c’était aux agriculteurs de s’adapter aux bouquetins et pas l’inverse. Elles ne veulent plus de régulation mais la mise en place de « gestes barrières » entre les animaux sauvages et les élevages.

Pour protester face aux nouvelles mesures qui empêchent la gestion des populations de bouquetins dans le massif du Bargy, les agriculteurs ont manifesté leur mécontentement devant le siège de France Nature Environnement 74 en déversant du lisier et du foin devant le bâtiment.

Malgré les protestations du monde de l’élevage auprès de son siège, la FNE dit ne pas comprendre cette attitude hostile et semble ne pas vouloir modifier son approche. Il y a fort à parier que les éleveurs n’en resteront pas la si les associations restent figées sur leurs positions, au détriment de toute une profession.

Source.

Chasseur autodidacte depuis 19 ans, j'ai appris à me former et m'informer seul. Ce besoin de connaissances du monde de la chasse conjugué à un esprit espiègle m'ont assez naturellement conduit au journalisme cynégétique

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