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Aisne : la régulation du Grand cormoran va enfin pouvoir reprendre

Régulation du cormoran

La préfecture de l’Aisne a signé un arrêté très attendu par le monde de la pêche départementale, au terme de plusieurs mois d’échanges avec les instances piscicoles locales. Ce texte, pensé pour résister à toute contestation devant la justice administrative, ouvre à nouveau la voie aux tirs de régulation visant cette espèce encore protégée pour le moment mais accusée de peser lourdement sur les populations de poissons.

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Une concertation prolongée débouche sur un texte encadré.

Les pêcheurs de l’Aisne ont accueilli la nouvelle avec beaucoup de soulagement. La question du grand cormoran est toujours épineuse mais cette année encore, les autorités ont compris l’importance de réguler l’oiseau localement.

L’arrêté, signé le vendredi 21 août 2026, s’inscrit dans la continuité d’un arrêté ministériel du 24 février 2025 et fixe à cent-quatre-vingt-dix le nombre de grands cormorans pouvant être prélevés durant la campagne 2026-2027.

Ce quota correspond à 20% de la population hivernante estimée dans le département, ce qui explique la prudence avec laquelle le dossier a été instruit, tant les précédents contentieux ont pu retarder ce type de mesure ailleurs en France.

A lire aussi : La Fédération Nationale de la Pêche en France vent debout contre la politique de l’eau préparée dans le projet de loi d’urgence agricole

Les secteurs concernés ne sont pas choisis au hasard, puisqu’ils correspondent aux zones où se concentrent à la fois les oiseaux et les espèces de poissons jugées menacées.

Seuls certains professionnels habilités pourront intervenir sur le terrain.

Les tirs resteront réservés à un nombre restreint d’acteurs, parmi lesquels figurent les agents de l’Office Français de la Biodiversité, les lieutenants de louveterie du groupement départemental, les gardes particuliers assermentés disposant de pouvoirs de police de la chasse ou de la pêche, ainsi que les piégeurs agréés.

Chacun devra au préalable obtenir une délégation du détenteur du droit de destruction, doublée d’une autorisation individuelle délivrée par les services de l’État, les démarches s’effectuant intégralement via une plateforme dématérialisée.

Un dispositif somme toute classique dans son fonctionnement administratif, même si l’attente aura été longue pour les pêcheurs de l’Aisne, qui verront enfin leurs cours d’eau un peu moins fréquentés par ce prédateur ailé.

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