Les pros-ours réussissent à faire interdire l’effarouchement d’un ours jugé « à problèmes »

L’ours Goiat est à l’origine de plusieurs attaques sur des troupeaux ovins et serait également responsable d’attaques sur des chevaux dans les Pyrénées. Pour faire face à la menace que commençait à représenter l’ours dans la région, des arrêtés préfectoraux avaient été pris permettant les tirs d’effarouchement afin de le faire fuir sans qu’il ne puisse s’en prendre aux animaux ou aux éleveurs.
Des mesures jugées insuffisantes par les autorités qui prennent la menace suffisamment au sérieux pour mettre en place un protocole via l’Office Français de la Biodiversité qui devait capturer l’ours Goiat pour l’équiper d’un collier GPS avant de le relâcher.
Le collier GPS aurait permis de connaître la position exacte de l’animal et, au besoin, de prendre les mesures nécessaires pour mettre les animaux à l’abri et éviter de nouvelles attaques.
Cette capture n’a jamais pu avoir lieu et n’aura probablement pas le temps de se faire car les associations pros-ours (dont l’association Ferus) ont réussi à faire annuler l’arrêté permettant l’effarouchement de l’ours Goiat après un jugement du 15 décembre 2021.
Selon l’association citée plus haut, le jugement repose sur le fait que : « l’État n’a pas préalablement recherché de solutions alternatives satisfaisantes aux tirs d’effarouchement ».
Alors que l’ours est dans sa période d’hibernation, l’autorisation de capture pour l’équiper du collier GPS a été prolongée jusqu’en juin 2022.
Difficile de savoir si cette mesure pourra se concrétiser car les associations pros-ours comptent bien faire annuler cette décision comme elles ont réussi à le faire avec les tirs d’effarouchement.
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