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Vacances d’été et chiens de protection, vers une saison compliquée ?

Avec le retour du loup dans de nombreuses régions françaises, les chiens de protection des troupeaux sont redevenus indispensables pour les éleveurs. Mais leur présence provoque aussi des tensions croissantes avec les randonneurs, vététistes et vacanciers qui fréquentent les montagnes durant l’été. Plusieurs attaques sur des humains ont récemment rappelé que la cohabitation n’est pas toujours simple.

Le retour du loup a entraîné celui des chiens de protection

Depuis une trentaine d’années, le loup recolonise progressivement une grande partie du territoire français. Face à la multiplication des prédations sur les ovins, les éleveurs ont été encouragés (sous peine de ne pas être indemnisé), et parfois aidés financièrement, à remettre en place des moyens de protection traditionnels : clôtures électrifiées, présence renforcée des bergers et recours aux chiens de protection, notamment les célèbres patous ou les bergers d’Anatolie.

Contrairement aux chiens de conduite, ces animaux ne sont pas dressés pour attaquer mais pour dissuader les prédateurs. Leur mission consiste à s’interposer entre le troupeau et ce qu’ils considèrent comme une menace. Les services de l’État rappellent toutefois que certains individus peuvent aller jusqu’au contact physique si leurs avertissements ne sont pas respectés.

Des incidents de plus en plus médiatisés

Si les accidents restent rares au regard du nombre de rencontres entre touristes et chiens de protection, plusieurs affaires ont marqué l’actualité ces dernières années.

En juin 2025, une joggeuse enceinte de cinq mois a été attaquée à Saint-Dalmas-le-Selvage, dans les Alpes-Maritimes. Blessée à plusieurs reprises par deux bergers d’Anatolie, elle a expliqué avoir pourtant reculé calmement sans courir. L’affaire a suscité une vive émotion.

Les attaques ne concernent pas uniquement les promeneurs accompagnés de chiens. Des vététistes et des randonneurs ont également signalé des morsures ou des comportements particulièrement agressifs dans différents massifs.

Dans le Mercantour, où l’on estime à environ 1 600 le nombre de chiens de protection, cinq morsures sur des randonneurs ont été recensées en une seule année.

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Des maires contraints d’intervenir

Face aux tensions grandissantes, certains élus ont pris des mesures.

À Cordon, en Haute-Savoie, le maire Jean-Paul Vulliet a interdit la présence des chiens de compagnie sur certains alpages durant la saison estivale. Il justifie cette décision par la nécessité de protéger à la fois les visiteurs et les exploitants agricoles.

« Cordon est une destination touristique. Mais c’est aussi une terre de pastoralisme », expliquait-il, estimant nécessaire de « concilier les usages » afin de préserver les 275 hectares de pâturages communaux.

La réglementation rappelle d’ailleurs que les maires disposent de pouvoirs de police leur permettant d’intervenir en cas de danger ou d’incidents répétés impliquant des chiens de protection.

Quelles précautions pour les vacanciers ?

Les autorités et les professionnels de la montagne recommandent plusieurs règles simples :

  • contourner largement les troupeaux lorsque cela est possible ;
  • ralentir et éviter les gestes brusques ;
  • ne jamais courir face à un chien de protection ;
  • éviter de fixer l’animal dans les yeux ;
  • laisser au chien le temps de vous identifier ;
  • garder son propre chien en laisse et, si nécessaire, le détacher en cas d’attaque afin qu’il puisse s’éloigner ;
  • ne pas utiliser de bâton de manière menaçante ;
  • rebrousser chemin lorsque le passage paraît impossible.

Une cohabitation devenue un véritable défi

La présence des chiens de protection résulte directement de la progression du loup sur le territoire français. Entre les impératifs du pastoralisme et la fréquentation touristique toujours plus importante des espaces naturels, l’équilibre reste fragile.

Pour de nombreux élus locaux, le défi consiste désormais à permettre la coexistence entre les éleveurs, qui défendent leurs troupeaux, et les millions de vacanciers qui empruntent chaque été les sentiers de montagne. Car si les incidents demeurent peu nombreux, une seule attaque grave suffit à relancer un débat devenu particulièrement sensible.

Une réflexion sur « Vacances d’été et chiens de protection, vers une saison compliquée ? »

  1. dans le région des abruzzes ou il y a des moutons dont la surveillance est confiée a des maremanni la consignes donnée pour tous enfants , randonneurs ,touristes,étrangers est simple et facile a mettre en oeuvre.
    ne JAMAIS s approcher mème de loin d un troupeau de moutons….
    ceux qui préfèrent dire -la nature est a tout le monde ,j étais sur un chemin ,je ne voulais pas faire peur aux moutons, le chien avait l air gentil (ou méchant) le font a leurs risques et périls

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