Dossier chasse Périscope Une journée de chasse au domaine de la Rabolière

Il est des domaines comme on en fait plus. Des endroits qui fleurent bon la chasse d’antan. Des endroits où l’on va pour chasser, mais aussi pour la beauté des paysages et la convivialité qui y règnent. Le domaine de La Rabolière est de ceux-là.



J’ai eu le privilège d’y passer un de mes dimanches de novembre et je peux vous dire que je n’ai pas été déçu !

Rendez-vous est pris pour 9h près d’AUTUN en Saône et Loire pour une journée de chasse devant soi. La route défile et le paysage se met à change. L’urbanisation s’efface et j’avance sur de petites routes au milieu des champs.

Autour de moi, tout n’est qu’alternance de vallons, de bocages, de ruisseaux !!! Je longe des haies envahissantes, des chemins bordés de chênes séculaires, des cultures qui devraient être déjà coupées à cette saison … et je comprends que je suis arrivé !

Le domaine de La Rabolière c’est un mélange de tout ça, 350 hectares de cultures à gibiers, de prairies, d’étangs, de bosquets et de haies qui quadrillent ce bocage préservé depuis des siècles.

Le biotope est sauvage, vallonné, très vif en gibier de toutes sortes.

Ici on chasse principalement le faisan et le perdreau élevé au sortir de l’oeuf dans de grandes volières implantées sur le territoire et le canard qui grandit sur les sept étangs du domaine.

Je gare ma voiture, ravi d’arriver au paradis du chien d’arrêt et me dirige vers le salon de la demeure familiale qui trône au milieu du domaine.

Nous y dégustons un café noir accompagné de viennoiseries sous les divers trophées de chasse qui ornent les murs pendant que Philibert, notre hôte et guide, nous donne les dernières consignes.

Dehors les chiens s’impatientent bruyamment !

Le temps est sublime, nous chassons en chemise, avançant de champs en haies, de haies en bosquets, longeant les beaux étangs où l’on aperçoit des flottilles de canards.

Devant nous un labrador et deux setters accompagnent notre guide alors que nos propres chiens ouvrent le chemin !

Les dix premières minutes passent et j’ouvre le « score » en prélevant le premier coq de la journée : un magnifique faisan obscur que les chiens ont fait décoller juste devant moi. La matinée se poursuit… Les oiseaux volent vite et fort, les arrêts des chiens sont magnifiques et le retriever ramène les oiseaux avec une joie palpable !

La chasse ne s’interrompra qu’une fois ; lorsque les chiens semblant pris dans un ferme impitoyable nous forceront à les rejoindre dans les bois. Là, Philibert prélèvera le renard qui était l’objet de leurs cris !

De retour à la maison, nous comptons nos prises du matin : une douzaine de beaux faisans.

Nous nous installons pour le déjeuner, le feu crépite dans notre dos. On nous sert à table  un délicieux repas accompagné de grands vins de Bourgogne (servis avec modération !). La discussion est animée, mes compagnons de chasse comme notre hôte sont très agréables !

Un bon café et c’est reparti !

L’après-midi continue sur le même rythme… nous montons et descendons de colines en vallons.  Les chiens courent, courent, puis s’arrêtent d’un coup… nous savons alors qu’un oiseau se cache par là…

Deux compagnies de perdreaux gris viendront croiser notre chemin… J’en prélèverai deux en me félicitant de mes tirs (quelle vitesse !!!) !

Nous raterons aussi, il faut le confesser, les quelques lapins qui auront eu l’imprudence de croiser notre chemin !

La journée s’achève et je prélève un dernier coq qui s’avèrera le plus gros et le plus beau de la journée… Un coup de fusil dont je me rappellerai.

Fusil cassé, je m’apprêtais à le décharger afin d’enjamber la dernière clôture qui nous séparait de la maison, quand mon collègue de chasse à quelques dizaines de mètres de moi fait se lever ce beau coq ! Juste le temps de refermer le fusil et de swinguer. Quelques plumes dans les airs et la chute de l’animal m’apprendront que j’ai réussi mon swing !

Une belle conclusion à cette magnifique journée…

Le partage des bourriches (36 oiseaux à 3 fusils) donne l’occasion à de sympathiques au revoir…. On se sépare en se promettant de se retrouver bientôt !

Je monte dans ma voiture avec le sentiment d’avoir fait un bond dans le passé… d’avoir chassé avec des amis… certainement pas d’avoir passé la journée dans une chasse commerciale !

Et ça…. ça n’a pas de prix !

Ce que propose le domaine aussi:

Le domaine vous accueille jusqu’au 31 janvier (faisans, perdrix, canards)

En plus de la chasse devant soi, le domaine de La Rabolière propose d‘autres types de journées.

Les tarifs sont raisonnables à partir de 300€ TTC (repas et vins compris)

Les battues de plaine :

  • La Battue d’Antan qui comporte au moins 6 traques plus une levée d’étang. (Prévoir 80 cartouches)
  • La Battue de Prestige où battues de faisans, perdrix et canards se succèdent. (Prévoir 125 cartouches)
  • La Battue à l’Anglaise (Prévoir 200 cartouches !!!)

Les levées d’étangs

  • une grande battue traditionnelle avant l’ouverture générale (Prévoir 100 cartouches)
  • Des battues les week-ends en saison de chasse (Prévoir 80 cartouches)

Sachez aussi que si vous souhaitez chasser le sanglier en battue, c’est également possible de l’inclure dans votre séjour !

Voilà ! J’espère avoir su vous transmettre tout le plaisir que j’ai eu à chasser au domaine de La Rabolière !

Contact :
Site : www.raboliere.com
Téléphone : 06 48 11 46 73
Mail : contact@raboliere.com

Bonne chasse !

Mon enfance a baigné dans la chasse. J’ai vu mes aïeux chasser, mon père, mon oncle, mes grands-pères, leurs amis…. J’ai rechargé des cartouches en carton au coin du feu, j’ai regardé les adultes préparer le gibier, j’ai appris avec ma mère à le cuisiner. Passionné par le tir sportif, le ball-Trap, les armes, le monde animal, la botanique, la nature, les méthodes de survie « douce », le bushcraft … Toujours avide de formations et de découvertes, j’aime aller à la rencontre des autres et découvrir de nouvelles pratiques… c’est par éthique, conviction et passion que je chasse.

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