Espèces chassables Petit gibier Faisan de colchide (commun)

Le faisan est le roi du gibier à plume. Son origine remonte à la plus haute antiquité : Grecs et Romains le connaissaient déjà et savaient en apprécier la chair. Comme Saint Louis qui peupla de faisans le bois de Vincennes, tous les rois de France introduisirent ce gibier dans leurs forêts. Les capitaineries en faisaient l’élevage à grande échelle et, par la suite, celui-ci ce développa encore. Ainsi le faisan a-t-il essaimé presque en tous lieux et peut être considéré maintenant comme naturel partout. Il se reproduit parfaitement , à condition toutefois d’être protégé et exploité rationnellement.



faisan de colchideEn effet, le faisan est un gibier très recherché, et, là où il n’existe pas de chasses organisées, tiré sans merci, sans distinction d’âge ni de sexe, il tend à disparaître. S’il s’est maintenu sur la plus grande partie de notre territoire, c’est grâce aux grandes chasses gardées, qui servent de réserves; chaque année, les individus qui s’en échappent contribuent à conserver une certaine densité dans leurs environs.

Caractéristique :

Le faisan a le corps allongé, un port élégant, une démarche très rapide et aisée. Le plumage est remarquable par l’éclat et la variété des couleurs chez le mâle. La poule a une taille plus petite et un plumage plus sombre, bien moins éclatant, ce qui rend impossible la confusion entre le coq et la poule.

Comportement et reproduction :

Dans leur jeune âge, les faisans craignent l’humidité; plus tard, ils recherchent les plaines boisées, et particulièrement les terrains humides, près des mares ou des lieux bas. L’eau leur est nécessaire toute l’année. Il se plait particulièrement dans les couverts bas, notamment les coupes jeunes et ensoleillées, que l’on trouve dans les taillis sous futaie, ou dans ceux dont les bois sont recépés à de courtes révolutions. On le trouve cependant en d’autres lieux : les perchis des massifs traités en futaie lui servent parfois d’asile. Dans les futaies, il aime les ronciers, les hautes herbes, les ajoucs, les bruyères et les genêts, surtout en lisière de bois. Le faisan est un oiseau d’un naturel sauvage, qui n’aime pas la compagnie, et qui fuit même celle de ses congénères; les individus se rapprochent seulement au moment des amours. Dès l’aube, il sort des bois pour aller au gagnage dans les chaumes et les terres, jusque vers 9 heures. Il peut s’écarter assez loin de son abri. Après avoir satisfait sa faim, le faisan se rapproche du bois; s’il fait sec, il se poudre dans la poussière ou le sable fin pour se débarrasser des parasites qui vivent dans ses plumes. Dans le cours de la journée, par beau temps, il se tient à terre dans les endroits fourrés, tâche de se mettre à l’abri du soleil et recherche la fraîcheur. Par temps humide et froid, il pénètre plus avant dans les bois et se cantonne dans des couverts le mettant bien à l’abri, tels que fougères et bruyères. Par temps de pluie, il se réfugie dans les taillis âgés et les futaies. Vers 16 heures, il retourne au gagnage jusqu’au coucher du soleil. Il réintègre alors les bois et se perche sur les arbres élevés pour y passer la nuit. Ce brancher, toujours bruyant, est une indication précieuse pour les braconniers.
Le faisan est polygame. La poule fait seule son nid en avril-mai, à terre, dans les buissons épais. Elle pond 12 à 18 oeufs, qu’elle est également seule à couver, et mène sa famille jusqu’à l’automne. Dans leur premier âge, les faisandeaux mâles et femelles ont le même plumage terne; on distingue les sexes par la couleur de l’iris, qui est blanc chez le coq, brun chez la poule. La mue a lieu à l’automne, et les mâles commencent alors à prendre leur plumage d’adulte.
L’on peut aussi trouver de nombreuses sortes de faisan : Le faisan à collier, le faisan Colchide, le faisan de Mongolie, le faisan versicolore, le faisan obscur, le faisan Formose, le faisan vénéré.

Alimentation :faisan commun

Le faisan a pour nourriture végétale les plantes et les graines agricoles et forestières de toute sorte, et les petits fruits; il a une prédilection pour les champs de sarrasin et les vignes aux grappes abondantes : il est aussi avide de raisin que la grive. Sa nourriture animale se compose d’insectes, de vers, de limaçons.

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