Le gouvernement a publié ce mardi 24 février un nouvel arrêté au Journal Officiel qui modifie sensiblement les règles encadrant la régulation des loups. Le plafond annuel d’abattage grimpe de deux points tandis que les conditions pour tirer en défense des troupeaux sont largement élargies.
Tous les éleveurs peuvent désormais tirer en défense de leur troupeau.
Le quota national autorise désormais l’abattage de 21% de la population lupine estimée en France, contre 19% jusqu’à présent. Sur le millier de loups recensés dans le pays, cela représente environ 210 animaux qui pourront être détruits chaque année.
Au-delà des chiffres, c’est surtout la règle du jeu qui change pour les éleveurs confrontés aux attaques de loups.
Ils peuvent désormais recourir aux tirs de défense immédiate, que leur troupeau soit protégé ou non. Auparavant, cette possibilité était réservée à ceux qui avaient installé des dispositifs de protection comme des clôtures renforcées ou des chiens de garde.
Les procédures pour les tirs de prélèvement de loups en dehors des situations d’attaque directe, ont également été simplifiées.
Une suppression pour le moment symbolique de la liste des espèces protégées.
L’arrêté retire par ailleurs le loup de la liste Française des mammifères terrestres protégés, fixée en 2007.
Pourtant, malgré cette sortie de liste, l’abattage en milieu naturel reste interdit sauf dans le cadre de la défense des troupeaux.
Annie Genevard avait annoncé ces assouplissements la semaine passée après avoir cédé aux demandes répétées des syndicats agricoles depuis janvier.
La ministre de l’Agriculture concrétise ainsi les promesses faites au monde de l’élevage face à la pression de la prédation. Reste à voir si ces modifications se feront réellement ressentir sur le terrain.













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