C’est une histoire comme que l’on ne vie qu’une fois. Samedi 21 février, en Ardèche, une sortie de chasse ordinaire a viré au sauvetage hors norme.
En longeant une route surplombant un ravin abrupt, 2 chasseurs remarquent des débris suspects en contrebas. Rien d’évident depuis la chaussée, mais suffisamment pour éveiller leur attention. Dans ces terrains escarpés qu’ils connaissent par cœur, le moindre détail ne trompe pas….
Pour atteindre la zone, il faut s’engager sur un sentier étroit et pentu, accroché au flanc de la montagne. Florian Giraud, président d’une association locale de chasse et l’un de ses camarades descendent prudemment. En bas c’est le choc.
« J’ai vu une carcasse de voiture et une personne blessée, très affaiblie à l’intérieur. Mais il était conscient », raconte-t-il.
Le véhicule, méconnaissable, repose 350 mètres plus bas, au fond du ravin. L’homme est prisonnier de l’habitacle depuis cinq jours.
Son compagnon de chasse remonte aussitôt chercher du réseau pour prévenir les secours. L’alerte est donnée. Très vite, un important dispositif est déployé : quatorze pompiers, cinq véhicules, un hélicoptère et une équipe spécialisée en milieu périlleux et montagne. L’extraction s’annonce complexe.
Selon le lieutenant-colonel Jean-Philippe Ladet, chef du groupement opérationnel du SDIS de l’Ardèche, le véhicule a effectué plusieurs tonneaux avant de s’immobiliser presque à la verticale, au milieu d’un ruisseau. Paradoxalement, cette position a créé ce que les secours appellent une « zone de survie » grâce à la structure du véhicule.
Grièvement blessé, incapable de s’extraire de l’habitacle, le conducteur a néanmoins pu s’hydrater avec l’eau du ruisseau. Un détail qui, à lui seul, a sans doute fait la différence.
Pour les chasseurs, il s’agit d’un « double miracle » : survivre à une chute aussi spectaculaire, puis tenir cinq jours sans soins ni nourriture relève de l’exception.
Les spécialistes rappellent que la survie dépend de plusieurs facteurs : l’âge, l’état de santé, la gravité des blessures, les conditions climatiques et surtout la résistance physique et mentale propre à chaque individu. Dans ce cas précis, tous ces paramètres semblent s’être alignés.
En Ardèche, les routes de moyenne montagne, étroites et sinueuses, restent piégeuses. Les pompiers interviennent chaque année à une dizaine de reprises pour des sorties de route en secteur escarpé. Mais rares sont les situations où la victime reste introuvable aussi longtemps… et encore plus rares celles qui se terminent ainsi.
Ce jour-là, ce sont des chasseurs qui ont sauvé une vie. Une preuve supplémentaire que, sur le terrain, vigilance et connaissance du milieu peuvent faire toute la différence.










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Une réflexion sur « Ardèche : des chasseurs sauvent miraculeusement un automobiliste coincé depuis cinq jours dans un ravin »
Je viens de lire un peu tardivement ce reportage. Je dis bravo à ces deux chasseurs qui ont fait preuve de perspicacité et ce qui a entraîné le sauvetage d’une personne. Ils auraient pu passer leur chemin et ne pas se soucier des détails qu’ils ont pu voir. Alors, j’estime qu’il devrait recevoir l’ordre national du mérite. Cette distinction n’a pas été créée par le Général De Gaulle pour récompenser les Français qui réalisaient un haut fait, ces deux chasseurs ont sauvé une vue, non? Je ne vois pas pourquoi l’on remettrai une grand croix de l’ONM à quelqu’un qui nous fait plonger tous les jours un peu plus, simplement parce qu’il arrive à se maintenir 6 mois dans son poste. Vous êtes de mon avis?