Le juge des référés du tribunal administratif de Caen a suspendu l’exécution de l’arrêté préfectoral qui autorisait, dans l’Orne, le déterrage des blaireaux jusqu’au 14 septembre. Quatre associations de défense animale avaient saisi la justice pour contester la période complémentaire de vénerie sous terre, un outil indispensable de lutte contre la tuberculose bovine. La décision intervient alors que la chasse était censée se poursuivre encore plusieurs semaines.
Une période complémentaire avait été ouverte pour freiner une maladie animale.
Le 10 juin 2026, le préfet de l’Orne avait signé un arrêté autorisant les chasseurs à pratiquer la vénerie sous terre du blaireau entre le 18 juillet et le 14 septembre 2026.
Ce mode de chasse consiste à chercher à détecter la présence de blaireaux à l’aide des chiens dans les terriers. Une fois localisés, les chasseurs doivent ensuite parvenir à atteindre les animaux chassés avant qu’ils ne s’enfuient, souvent après des heures de dur labeur à l’aide des chiens, de pelles et de pioches.
Si les associations de protection animale ont pris en grippe ce mode de chasse, les autorités la jugent pourtant nécessaire puisque les blaireaux sont des vecteurs de la tuberculose bovine, une maladie qui inquiète manifestement le monde agricole autant que les services de l’État chargés d’en limiter la propagation.
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Quatre associations ont obtenu la suspension de la mesure en urgence.
Le 21 juillet 2026, les associations AVES, One Voice, l’ASPAS et France Nature Environnement avaient saisi « en urgence » le tribunal administratif de Caen pour faire suspendre l’arrêté.
Le juge des référés leur a encore une fois donné raison pour les mêmes arguments que d’habitude, sans cesse remis en cause par les chasseurs et les agriculteurs, mettant un coup d’arrêt à une chasse qui devait courir jusqu’à la mi-septembre.
Une offensive judiciaire qui s’ajoute à une longue série de recours similaires, la vénerie sous terre du blaireau étant devenue, saison après saison, une cible quasi systématique pour les associations anti-chasse dès qu’un arrêté préfectoral l’autorise.
Cette suspension ne tranche pas le fond du dossier pour le moment et l’affaire devrait donc se poursuivre devant la justice administrative.
















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