C’est une affaire qui fait pas mal de bruit dans le monde des ornithologues, des animalistes et des photographes animaliers. En juin dernier, la LPO a décidé de porter plainte contre un photographe animalier, estimant que ses méthodes étaient contraires à l’éthique. L’homme utilisait un stratagème jugé dangereux pour l’espèce qu’il convoitait afin d’obtenir les plus beaux clichés.
Une méthode décriée par les animalistes pour obtenir des photos.
En juin 2025, la Ligue de Protection des Oiseaux a décidé de porter plainte contre un photographe animalier auprès de l’Office Français de la Biodiversité.
Ce dernier employait une méthode qui n’était pas du goût de l’association afin d’obtenir les images les plus belles d’un oiseau particulier.
Il s’agit de la chevêche d’Athéna, aussi connue sous le nom de chouette chevêche.
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C’est un rapace extrêmement territorial qui peut se montrer très agressif envers ses congénères quand il pense détecter un intrus. Pour savoir si un individu est dans le secteur, les photographes emploient la technique appelée « la repasse ».
Il s’agit de diffuser le cri de l’oiseau dans un secteur pour voir si d’autres répondent et ainsi, s’assurer de la présence de la chevêche d’Athéna sur une zone précise afin de pouvoir la photographier.
Il était reproché au photographe en question de diffuser les cris de l’oiseau à outrance afin de faire venir à lui la chouette pour en prendre des photos au plus proche. Cette stratégie a été décrite comme néfaste par une inspectrice de l’environnement, indiquant que l’oiseau pouvait devenir surexcité, au point de tuer sa partenaire.
Le photographe mis à l’amende et écarté de la LPO.
Selon les responsables de la LPO et l’inspectrice chargée du dossier, le photographe et ornithologue était au courant de ce qu’il allait provoqué par cette façon d’agir.
La course à la plus belle photographie ne doit visiblement pas justifier un tel comportement selon les associations et c’est pour cela que la LPO a décidé de porter plainte.
Le photographe a donc été sanctionné d’une amende de 100 euros et la LPO de Bourgogne-Franche-Comté a décidé de ne plus utiliser ses clichés lors des opérations de communication de l’association.













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Une réflexion sur « Un photographe animalier condamné suite à une plainte déposée par la LPO »
Le photographe a été puni de 100 € par le tribunal de Belfort et il devra verser 100 € à la LPO.
Or, AUCUNE LOI n’interdit cette pratique qui n’est donc pas illégale. Mais le juge a considéré qu’il y avait « perturbation d’une espèce protégée » comme la remise en cause des cycles biologiques de l’animal (article L411-1 du Code de l’environnement).
C’est donc le juge qui a interprété la Loi et décrété que c’était punissable. Sans surprise, quand on sait que la LPO devant un tribunal a toujours raison, même quand Bougrain Dubourg viole une propriété privée puisque la LPO est « d’intérêt général » et » d’utilité publique ».
Un conseil : dès la tombée de la nuit, restez chez vous et éteignez les lumières de votre chaumière. Ce n’est pas encore punissable mais ça pourrait le devenir très bientôt, comme pour la pêche des maquereaux dont le quota est fixé à 5 poissons maximum par pêcheur.
Conclusion : ne sortez pas la nuit de votre niche et sachez bien que votre présence dans la nature, vos éclats de voix, le bruit de votre tronçonneuse ou les phares de votre véhicule pourraient porter atteinte à la vie sauvage.