Face au spectre d’une crise sanitaire majeure dans les élevages porcins, la préfecture du Gers vient d’autoriser la destruction sans restriction des cochongliers sur tout le territoire départemental. Cet arrêté du 24 février accorde aux Lieutenants de louveterie des moyens d’intervention exceptionnels.
Des moyens de destruction sans précédent.
L’arrêté préfectoral signé par Alain Castanier ne laisse aucune marge de manœuvre aux « cochongliers », ces hybrides sanglier-cochon.
Les lieutenants de louveterie peuvent désormais mobiliser l’arsenal complet : battues sans limitation du nombre de chiens, tirs nocturnes, piégeage, affût…
L’utilisation de technologies habituellement interdites devient légale jusqu’au 31 décembre comme les jumelles à vision nocturne, silencieux, véhicules motorisés et moyens de communication modernes sont explicitement autorisés pour traquer ces animaux jugés dangereux. En bref, tous les moyens sont bons pour abattre le moindre animal.
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Cette absence totale de restrictions traduit l’urgence sanitaire perçue par les autorités.
Les 24 circonscriptions gersoises peuvent donc agir selon leurs propres stratégies, du choix des armes jusqu’aux techniques de chasse employées.
La filière porcine locale en première ligne.
Les éleveurs du Gers redoutent en effet un embrasement de la peste porcine africaine, fléau viral mortel qui frappe actuellement l’Espagne voisine et notamment la Catalogne.
Sans vaccin disponible, cette maladie hémorragique représente une menace existentielle pour des races locales particulièrement vulnérables.
Les cochongliers incarnent le danger absolu et sont capables de contracter le virus auprès des sangliers sauvages avant de le transmettre aux porcs d’élevage.
Un second arrêté complète le dispositif en permettant la régulation des sangliers purs dans un périmètre d’un kilomètre autour des exploitations.
Chaque intervention nécessite toutefois un signalement préalable auprès de la gendarmerie et de l’Office Français de la Biodiversité.
Le département mobilise donc ses ressources cynégétiques pour éviter qu’une catastrophe sanitaire ne vienne frapper une filière déjà fragilisée. Reste à voir si ces mesures suffiront à contenir la menace…












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