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Un éleveur de sangliers non déclaré condamné en appel à 25 000 euros d’amende

explosion du nombre de sangliers

Un propriétaire forestier des Côtes-d’Armor vient de voir sa condamnation confirmée par la cour d’appel de Rennes pour avoir exploité, pendant des années, un élevage illégal de sangliers sur sa propriété.

Trente sangliers dans un enclos fantôme de 3,6 hectares.

C’est en mars 2022 que les agents de l’OFB ont découvert le pot aux roses dans une propriété forestière des Côtes-d’Armor de 225 hectares.

Un enclos, hermétiquement grillagé sur 3,6 hectares et même électrifié, abritait une trentaine de sangliers non marqués. Un abreuvoir et un stock de betteraves complétaient l’installation illégale.

Problème, l’administration n’avait jamais entendu parler de cet élevage, et le propriétaire ne disposait d’aucune autorisation pour détenir ces animaux. Le dossier a donc été transmis au procureur de Saint-Brieuc qui a poursuivi le propriétaire en justice.

A lire aussi : 28 000 sangliers prélevés en Ardèche : record battu et une saison de chasse qui entre dans les annales

Un septuagénaire qui ne voulait pas entendre parler d’élevage.

Devant la cour d’appel le 13 février 2026, le propriétaire a maintenu la ligne de défense qu’il avait avancé dès les premières audiences. Il assurait se contenter de « poursuivre l’organisation déjà en place » depuis son acquisition de la parcelle il y a dix-neuf ans, une parcelle close depuis 1975 selon lui.

Il a affirmé qu’il relâchait uniquement l’équivalent des animaux prélevés à la chasse, en veillant à ne conserver que des bêtes pas encore en âge de se reproduire.

Un argument évidemment insuffisant pour la cour, qui a rendu son jugement le 2 avril dernier une condamnation à 25 000 euros d’amende dont 15 000 avec sursis, soit 10 000 euros fermes, légèrement en deçà de la peine prononcée en première instance.

Le saviez-vous ?  Peste porcine africaine : des mesures de précaution émises par les autorités jusque dans le Nord de la France

Ce type de pratique, quand elle est exposée au grand jour, fait forcément plaisir à tous ceux qui cherchent à salir la chasse mais le monde cynégétique, lui, ne verse aucune larme sur le sort des brebis galeuses qui écopent d’une amende bien méritée pour de tels agissements qui, en plus d’être illégaux, coûtent cher chaque année aux chasseurs.

4 réflexions sur « Un éleveur de sangliers non déclaré condamné en appel à 25 000 euros d’amende »

  1. Elevage clandestin d’animaux sauvages illégal. Le respect de la loi s’applique à tous, chasseurs on non.
    Néanmoins, on est toujours dubitatif sur le verdict rendu par le tribunal dans l’affaire des 7 chiens de chasse assassinés en Ardèche, en 2023, par les écologistes -marxistes – révolutionnaires, les Longo Maï. Cette communauté avait un élevage de cochons domestiques parqués derrière un simple fil de fer et susceptibles de s’accoupler avec des sangliers sauvages. Ce qui est STRICTEMENT interdit !
    Or, le tribunal judiciaire de Privas qui a rendu le jugement le 17 juin 2025, a condamné le chef de la communauté, le tueur en série, a seulement 6 mois de prison avec sursis et les plaignants propriétaires des chiens à des amendes.
    Le monde à l’envers qu’il a dit mon grand Papy, des « Juges Rouges » a-t-il crié lorsqu’il a failli tomber de sa chaise !
    Quant aux cochons domestiques parqués dans un enclos non conforme, mettant en péril la pureté génétique des sangliers, le tribunal a gardé le silence sur cette question.
    Ceci pour dire que si on condamne une personne pour élevage illégal d’une espèce sauvage, il faudrait que les élevages d’animaux domestiques qui peuvent, par négligence, porter préjudice à la biodiversité soient punis par la Loi.

    1. Boujour Cayella, vous savez si l’OFB est allé mettre de l’ordre dans cet élevage pour vérifier la sécurité et les normes sanitaires? Pour faire C*** un agriculteur pour son tas de fumier ils sont très forts. Il y a des conditions draconiennes pour stocker le fumier, des dates, des emplacements, des hauteurs, des durées limitées etc.. Là, ils viennent à la ferme comme les cow-boys, avec le pétard à la ceinture, sans prévenir, avec le carnet, le stylo et un mètre pour mesurer le tas de fumier…. Ils sont allés contrôler les Longo Maï ou c’était trop dangereux ?

      1. Vous dites n’importe quoi. La détention d’animaux domestiques n’est pas des compétences de l’ofb mais de la ddcspp. Je ne vois pas le rapport du tas de fumier avec l’affaire en question.

        1. Eugene titi, le faux chasseur déguisé en chasseur, tout comme Tartuffe était déguisé en dévot avec des démangeaisons quand lorgnait la jolie servante.
          L’OFB peut très bien intervenir pour contrôler un élevage qui pourrait poser un risque d’hybridation ou même de transmission de maladies.
          L’OFB peut participer à des actions avec les services vétérinaires pour la « biosécurité » et agir en complément de la DDETSPP.
          Le rôle de l’OFB c’est aussi de prévenir la « pollution génétique des populations sauvages », donc il est habilité à réagir à des signalements afin d’alerter les autorités sanitaires. Enfin si tu ne vois pas « le rapport avec le tas de fumier », alors enlève ton masque. L’OFB contrôle tout : la chasse, la pêche, l’agriculture, l »levage, l’eau … et agit surtout pour mettre des prunes aux gens auprès de qui ils n’ont rien à craindre.

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