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Dans le Doubs, la préfecture maintient son quota de prélèvements des chamois pour la saison prochaine et l’ASPAS enrage

Le nouvel arrêté fixant le plan de chasse du chamois dans le Doubs pour la saison 2026/2027 vient d’être publié, et il ne manque pas de raviver une opposition désormais rituelle entre l’administration préfectorale et les défenseurs de la faune sauvage, chacun avançant ses propres chiffres sur l’état réel des populations du département.

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Un quota revu à la baisse mais toujours contesté.

Rémi Bastille, préfet du Doubs, a annoncé le mardi 7 juillet le nouveau plan de chasse applicable aux 3 000 chasseurs du département : au maximum 331 chamois pourront être prélevés, avec un plancher fixé à 277 individus, soit 120 animaux de moins que l’an dernier.

Dans sa note de présentation, le préfet justifie cette régulation par les dégâts forestiers que provoqueraient les chamois, friands de pousses de chêne, d’érable ou de frêne, ce qui nuirait au renouvellement naturel des forêts.

Comme pour d’autres espèces, cette propension du chamois à commettre des dégâts conséquent sur les forêts et le niveau de population estimé par les pouvoirs publics ont joué sur les décisions prises concernant le plan de chasse.

A lire aussi : La chasse du chamois, de l’isard et du mouflon autorisé en battue en France

L’ASPAS monte comme toujours au créneau.

L’Association pour la protection des animaux sauvages conteste évidemment ce raisonnement.

L’association animaliste et anti-chasse assure que la population serait passée de 3 000 individus en 2020 à seulement 1 500 aujourd’hui, alors même que la reproduction naturelle ferait croître les effectifs d’environ 15 % chaque année, et que la prédation du lynx en régulerait déjà 10 % à elle seule.

Les dégâts forestiers invoqués seraient également « insignifiants et non avérés » et la chasse au chamois ne devrait plus exister selon l’ASPAS puisqu’il ne s’agirait que d’un loisir pratiqué par moins de 2 % de la population du département…

Le public dispose jusqu’au 28 juillet pour faire connaître son avis sur le site de la préfecture, un délai qui ne devrait guère suffire à faire comprendre aux anti-chasse la nécessité de la régulation d’une espèce et de l’équilibre agro-sylvo-cynégétique.

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