Publié ce lundi 3 août 2026, le compte rendu mensuel de l’Office Français de la Biodiversité qualifie d’historique la situation des cours d’eau à l’échelle nationale. La Loire-Atlantique se classe désormais parmi les départements les plus fragiles, une réalité qui touche désormais autant les usages agricoles que les zones humides comme le marais de Brière, où les chasseurs de gibier d’eau ont dû se résoudre à saisir la justice.
Une situation jugée critique sur l’ensemble du territoire.
Dans son bilan mensuel, l’Office Français de la Biodiversité dresse un constat inquiétant puisque la dégradation de l’état des cours d’eau, qu’il s’agisse de ruptures d’écoulement ou d’assèchements complets, concerne désormais l’ensemble de l’Hexagone.
L’organisme relève toutefois des dégradations particulièrement marquées le long d’un axe qui s’étend de la Vendée jusqu’à la région Grand Est.
Sept départements ressortent comme les plus fragilisés, à savoir la Loire-Atlantique, la Vendée, l’Aveyron, la Côte-d’Or, la Nièvre, les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime.
Une situation que l’organisme n’hésite pas à qualifier à la fois de critique et d’historique, deux termes qui, mis bout à bout, donnent la mesure de l’inquiétude actuelle.
En Brière, la sécheresse prend un visage concret pour les chasseurs de gibier d’eau.
Au-delà du seul constat hydrologique, l’Office Français de la Biodiversité rappelle que cette situation menace gravement les capacités d’usage de l’eau, mais aussi le fonctionnement des milieux aquatiques et la biodiversité qui en dépend.
En Loire-Atlantique, la préfecture avait mis en place de nombreuses restrictions d’usage de l’eau ces dernières semaines, un dispositif qui n’a manifestement pas empêché le marais de Brière de replonger dans la crise.
Fin juin déjà, l’Union des chasseurs de gibier d’eau de Grande Brière Mottière avait saisi en urgence le tribunal administratif de Nantes, dénonçant l’absence de toute mesure concrète malgré les promesses faites après l’hécatombe de plus de 4 000 canards emportés par le botulisme l’été dernier.
Le niveau du marais avait alors perdu 80 centimètres entre février et mai, volontairement laissés filer vers la mer, à tel point qu’il ne subsistait plus que quelques centimètres de marge avant le seuil réglementaire.
Depuis, la crainte redoutée par les chasseurs s’est visiblement confirmée puisque plusieurs dizaines d’oiseaux atteints de botulisme ont déjà été retrouvés dans le marais, ravivant le spectre de l’épizootie de 2025.
Les mesures prises jusqu’ici semblent avoir été calibrées pour une sécheresse ordinaire, quand celle qui frappe cet été relève visiblement d’un autre registre, aussi bien pour les cours d’eau du département que pour un marais dont l’équilibre paraît de plus en plus difficile à préserver. La balle est désormais dans le camp du tribunal administratif de Nantes, qui doit encore statuer sur la demande des chasseurs, sans que l’on sache si sa décision arrivera avant que la situation ne se dégrade davantage sur le terrain.

















![[Vidéo] Un gros sanglier solitaire aperçu le long d’une route](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/08/sanglier-solitaire-compressed.jpg)

3 réflexions sur « L’OFB alerte sur la sécheresse qui s’aggrave en Loire-Atlantique »
Bonsoir, mais bien sûr, un constat c’est bien, des actes c’est mieux ! Le ministère est informé depuis des années par les chasseurs, rien n’a été fait.(des courriers en attestes,cherchez bien),ça va plus vite de trouver des caméras pour filmer les chasseurs ,le reste on s’en fout .
Nettoyage des cours d eau et constructions de retenues , lacs , réservoirs , etc…partout où c est possible.
Vous parlez dans le vide …il vous reste 8 mois avec votre arrogance et faire les marioles. La sanction arrive par les urnes !