Cela fait maintenant plus d’un mois que le terrain vit dans un vide juridique total. Depuis le 1er juillet, plus aucune destruction ni piégeage des espèces classées ESOD du groupe 2 (renard, fouine, corneille, corbeau freux, pie bavarde, étourneau sansonnet…) n’est possible sur le territoire national. La raison ? L’ancien arrêté du 3 août 2023 est arrivé à échéance, et son remplaçant n’est toujours pas signé…
Un retard qui n’a rien d’un imprévu.
Le dossier n’était pourtant pas improvisé. La Fédération Nationale des Chasseurs a indiqué avoir bouclé son travail dans les temps, avec l’objectif d’une entrée en vigueur au 1er juillet mais la consultation publique n’a finalement été ouverte que le 9 juillet, avec plusieurs jours de retard, pour se clôturer le 30 juillet.
Depuis, interdiction de réguler ces espèces classées ESOD et silence radio du côté du ministère. Aucune date de publication, aucune visibilité, et un ministère qui laisse les Fédérations Départementales des Chasseurs gérer l’attente comme elles le peuvent.
Certaines, comme dans les Pyrénées-Atlantiques, ont dû improviser des solutions de fortune en autorisant les lieutenants de louveterie à intervenir sur demande préfectorale.
D’autres renvoient purement et simplement les agriculteurs victimes de dégâts vers les services de l’État, faute de cadre légal pour agir.
Sur le terrain, la seule échappatoire reste le tir d’été du renard dans le cadre de la chasse anticipée du chevreuil ou du sanglier, un pis-aller qui n’a rien à voir avec une régulation ESOD digne de ce nom.
Un scénario déjà vu, et pas franchement innocent.
Le plus agaçant, c’est que ce blocage n’est pas une première. Le même arrêté avait déjà pris du retard en 2023, avec les mêmes explications administratives.
Trois ans plus tard, rien n’a vraiment changé et à force, l’explication du simple couac administratif ne tient plus.
La FNC elle-même n’y croit plus et parle sans détour de dogmatisme de la part de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, qu’elle accuse de remettre sans cesse en cause un dossier pourtant bouclé dans les règles.
Un texte qui devrait être une simple reconduction technique, réexaminé tous les trois ans, ne devrait pas prendre des semaines de retard à chaque cycle.
Quand le blocage survient systématiquement au moment de la signature, après une consultation publique massivement mobilisée par la LPO contre le maintien des neuf espèces classées, il est permis de se demander si ce n’est pas précisément le but recherché : gagner du temps, faire durer le vide juridique, et grignoter par l’attentisme ce que le droit ne permet pas d’obtenir.
Un arrêté qui ne se signe jamais est, de fait, un classement ESOD qui n’existe plus et des chasseurs qui son pris pour des imbéciles.
Qui paie l’addition ?
Ni les cabinets ministériels ni les associations qui contestent le classement ne subissent les conséquences concrètes de ce retard.
Ce sont les agriculteurs qui subissent le gros des dégâts sans solution de régulation tandis que les piégeurs bénévoles mis à l’arrêt en pleine saison utile et que les FDC qui doivent gérer la colère du terrain sans aucune réponse claire de l’État.
Pendant ce temps, le blocage lui-même produit un résultat très apprécié par les anti-chasse que la voie réglementaire normale n’aurait pas permis d’obtenir aussi facilement.
Un mois et demi de vide juridique pour un texte censé être reconduit presque à l’identique tous les trois ans, ce n’est pas de la prudence administrative, c’est un moyen de pression. Et tant que personne au ministère n’en paie pas le prix, rien ne garantit que la même manœuvre ne se reproduira pas en 2029.










![[Vidéo] Tir d’un faisan en pleine chasse à l’arc](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/09/faisan-a-larc-compressed.jpg)

![[Vidéo] Une compagnie entière de sangliers prend la fuite durant l’ensilage](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/09/compagnie-ensilage-compressed.jpg)




13 réflexions sur « Toujours pas d’arrêté ESOD : de qui se moque-t-on ? »
Comme d’hab l’Etat se moque des consultations
En attendant encore des espèces qui portent préjudices à la biodiversité et porteurs de maladies et cela plait aux anti tout
SOYONS SOLIDAIRES POUR LA RURALITE
Nos libertés menacées par le projet idéologique de l’écologie abolitionniste.
« L’idéologie, c’est ceux qui pensent à votre place. »
Cette situation est révélatrice d’un système défaillant où l’idéologie prime avant l’intérêt général. C’est la conséquence d’un état moralisateur déconnecté des territoires. Qui plus est, la politique écologique française est devenue un laboratoire de normes ubuesques, de contrôles, d’interdictions et d’exigences bureaucratiques. La bordélisation organisée
démontre bien l’omniprésence d’un mouvement à l’idéologie intolérante convaincus que l’intimidation peut remplacer l’échange démocratique. Et par ailleurs, les bénévoles sont las de cette situation injustifiable qui est dévoyée par les pouvoirs publics au profit de décisions guidées par des considérations idéologiques et non par les éléments techniques et scientifiques. Pourtant, la réalité du terrain, c’est nous qui la vivons.
Un nouveau clou dans le cercueil du classement des ESOD en France.
Les fait sont pourtant là :
– Une réforme du classement des ESOD qui n’a pas répondu à ses objectifs,
– Le dogmatisme écologiste qui a su exploiter les failles du nouveau système qui repose sur des déclarations et des chiffrages de dégâts (un piégeur est un homme de terrain pas un administratif),
-Règles juridiques qui empêchent l’ancien arrêté d’être reconduit en attente de la parution du nouveau.
Tout celà renforce la vision dogmatique des pseudos écologistes pour qui il n’existe qu’un seul objectif la protection totale de toutes les espèces. Tellement persuadés que la nature se régule seule. Comme si l’Humain n’a pas par sa présence, façonné la Nature dans laquelle nous vivons.
bonjour a tous
notre souci premier ,c’est que les consultations publiques sont obligatoire
ensuite faire etablir cette arreter a la veille des vacances absurde
de toute façon ,nous subissons ,le ou la ministre ne travaille pas pour la majorité des citoyens,seulement pour ces idées ;
La fnc ne pourrait elle pas saisir le défenseur des droits sur un cas comme celui là ?
Pourquoi ne pas prolonger l’arrêté qui se termine jusqu’a la parution du suivant ?
surement trop simple !
Une nuisible qui protège des nuisibles, rien d’étonnant, tout comme les dossiers du plomb fait par les fdc qui n’arrivent jamais a Bruxelles vu que ça passe par les mains des Pseudo écolos hors sol avant .
« La FNC elle même n’y croit pas et parle sans détour de dogmatisme » et bien! Comme on dit en Provence : « le temps que tu fasses un tour sur toi même Willy, j’ai le temps de tuer un âne à coup de figues ». Non, sincèrement, il y a combien de temps que l’on te dit qu’elle te prend pour « un bon garçon, ou un jambon comme tu préfères » la Monique et les autres avant elle.
J’ai un couple d’amis qui avait 4 poules jusqu’au mois dernier. J’avais repéré un renardeau à une centaine de mètres de chez eux et je les avais mis en garde. Le poulailler est parfaitement étanche. Et bien, un renard c’est certain d’après ce que j’ai constaté, a réussi à casser quelques mailles du grillage à poules et en a tué 2 le premier jour et en a emporté une. Nous avons renforcé le périmètre. Il est revenu et a su refaire une ouverture en a pris une troisième. Consolidation à nouveau. Là, il a dû chercher un moment et a réussi à faire un trou sous le cadre métallique de la porte, tout le périmètre étant très solide. La dernière a été emportée.
Il y a quand même un bon moment que l’on s’inquiète des attaques incessantes que nous subissons, nous donnons des pistes, par exemple stop du tir du sanglier. Nous savons que quelqu’un à la FNC lit Chassepassion. La grande majorité des chasseurs attend des actions.
Maintenant, je suis convaincu que rien ne se passera. Encore une couleuvre à avaler, bon appétit Willy. Je pense qu’une majorité des chasseurs espèrent qu’en 2027 tu t’écrouleras comme ton grand ami du Touquet Paris Plage.
Une seule solution,ne pas se tromper de bulletin de vote pour virer ça.
Le ministère de l’Environnement n’en a rien à foutre de nous. comme c’est mon métier et qu’ils n’ont prévu aucune indemnisation ni pour les victimes en attendant le nouvel arrêté ni pour les professionnels du secteur qui pendant ce temps ne peuvent plus travailler, j’ai essayé de leur écrire après les avoir appelé maintes fois et n’avoir eu qu’un standardiste au téléphone tu qui donné je ne sais combien d’adresse mail aucune étant active je tiens à préciser tout de même que les standardistes ne sont pas formés ils ne savent pas ce qui est un esod
monique barbut ministre de macron « un bon président pour les chasseurs » comme dirait son agent électoral schraen le pseudo démissionnaire de son poste de président de la FNC…..
Je suis d’accord, cette ministre n’a pas de ….., mais autour d’elle, il existe aussi des « administratifs » qui sont capables de bloquer les dossiers ou donner une priorité à d’autres selon leur conviction personnelle. J’ai pu vérifier cela sur les dossiers éoliens. Le monde actuel est très clivé se qui fait que chacun a un avis tranché sur tout! et certains se laissent emporter dans leur fonction, ce qui ne devrait jamais être le cas de la fonction pub.
en effet les hauts fonctionnaires très payés et sans réelles inquiétude sur leur carrière sont par ailleurs totalement irresponsables de fait quant aux décisions prises