C’est un projet qui prend désormais une tournure très concrète. En Ardèche, le chamois s’apprête à retrouver les pentes du massif du Tanargue, plusieurs milliers d’années après avoir disparu du territoire. Et dans cette opération, les chasseurs occupent une place centrale.
Une trentaine de chamois devraient être relâchés progressivement à partir du printemps 2027, sous réserve des dernières autorisations et des conditions nécessaires à la capture des animaux. Le projet est porté par le Département de l’Ardèche, qui a confié sa mise en œuvre technique à la Fédération départementale des chasseurs.
Pour les chasseurs ardéchois, ce retour n’est pas une simple opération de communication autour de la biodiversité. La fédération travaille sur ce dossier depuis de nombreuses années. Des projets avaient déjà été envisagés en 1994 puis en 2011, sans aboutir. Cette fois, le dossier a franchi une nouvelle étape après plusieurs années de concertation avec les agriculteurs, les éleveurs, les forestiers, les associations environnementales et les services de l’État.
Des chamois capturés dans des populations sauvages
Les animaux seront issus de populations sauvages françaises déjà bien établies, notamment dans le Massif central ou les Alpes. L’objectif est de constituer un noyau suffisamment important et diversifié pour permettre ensuite à la population de se développer naturellement.
Mais avant de voir les premiers chamois arpenter les reliefs du Tanargue, il faudra les capturer et les transporter dans de bonnes conditions. Des techniciens de la FDC 07 ont notamment été formés à ces opérations auprès de spécialistes ayant déjà réalisé ce type de captures. Chaque animal bénéficiera également d’un contrôle vétérinaire avant son transfert.
Une partie des chamois sera équipée de colliers GPS ou VHF afin de suivre leurs déplacements et leur adaptation au territoire.
Le choix du Tanargue n’est évidemment pas anodin. Pentes importantes, secteurs rocheux, landes, pelouses et zones difficiles d’accès offrent un environnement particulièrement favorable à l’espèce.
Pour les chasseurs, cette opération illustre aussi un autre visage de la chasse : celui d’acteur de la gestion et de la restauration de la faune sauvage. Reste maintenant à réussir l’installation de cette nouvelle population. Les premiers lâchers pourraient bien constituer le début d’une nouvelle histoire pour le chamois en Ardèche.















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