La Fédération des chasseurs de l’Aveyron continue de suivre les déplacements de sa laie équipée, restée ces dernières semaines dans un mouchoir de poche. Les techniciens ont voulu savoir ce qui retenait l’animal dans un secteur aussi restreint et sont allés arpenter eux-mêmes le terrain.
Le déplacement le plus notable relie deux lieux-dits distants de deux kilomètres.
La laie Biscotte avait commencé à étendre son territoire lors d’une baisse des températures avant le pic de l’été mais dernièrement, elle a revu ses ambitions à la baisse.
Toujours suitée, la laie que la Fédération des chasseurs de l’Aveyron a équipé d’un collier GPS et surveille se contente actuellement d’un périmètre d’une centaine d’hectares, calé sur le ruisseau de Saint Marc et sur les petits cours d’eau qui l’alimentent, qu’elle traverse au gré de ses besoins pour passer de la rive droite à la rive gauche.
Le seul mouvement d’ampleur relevé sur la période l’a conduite du nord vers le sud, de Sapso à Caupels, deux points séparés par 2 km à vol d’oiseau, ce qui reste modeste pour une bête accompagnée de ses marcassins.
Les accès à l’eau concentrent visiblement le passage de toute la faune.
Les techniciens ont voulu s’imprégner du territoire et sont allés sur place. Ils ont retrouvé un relief fait de pentes raides et boisées où dominent le châtaignier et le chêne, avec des landes à fougère aigle et quelques parcelles de résineux.
Le saule, lui, forme des fourrés le long des affluents, et c’est là, autour des vasques creusées par le ruisseau, que les berges apparaissent le plus érodées, entaillées par des sentes qu’empruntent aussi bien le renard, le blaireau, le chevreuil que le sanglier.
Par un été pareil, on comprend que la laie ait renoncé aux longues randonnées pour s’installer là où l’eau ne manque pas.











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