La Fédération des Chasseurs de l’Aisne a inscrit l’interdiction de l’agrainage des sangliers du 15 octobre au 15 février dans son nouveau schéma départemental cynégétique 2026-2032. Une décision qui, une fois connue, a suscité une vague de réactions contrastées jusque dans les autres Fédérations.
La FDC de l’Aisne veut stopper l’e nourrissage hivernal’agrainage des sangliers dans son nouveau schéma cynégétique.
Le conseil d’administration avait acté cette mesure fin 2025, avant même l’arrivée de Nicolas Hansen à la présidence de la structure, il faut mettre fin à l’agrainage des sangliers selon la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Aisne.
Mais une fois l’information rendue publique, les messages se sont multipliés auprès du nouveau président, entre soutiens convaincus et oppositions parfois vives. Jacky Desbrosse, qui préside les Fédérations de la Marne et du Grand Est, n’a d’ailleurs pas mâché ses mots en jugeant que ce choix n’était visiblement pas une bonne idée, une sortie qui n’a rien arrangé au débat :
« Franchement, ce n’est pas une bonne idée. Techniquement, ce n’est pas efficace de faire ça. Nous l’avons déjà testé dans le Grand Est à cause de la loi de Nathalie Kosciusko-Morizet« .
Le président de la Fédération organise un référendum pour trancher la question avant l’ouverture.
Plutôt que d’imposer la mesure sans discussion, Nicolas Hansen a décidé de consulter ses adhérents à jour de cotisation le samedi 19 septembre via un référendum, la veille de l’ouverture de la saison. Les votants pourront faire connaître leur avis par voie dématérialisée et physique, comme le rapporte le journal L’Union.
Le Président de la FDC02 assume pourtant pleinement le fond du dossier, lui qui militait déjà pour cette interdiction du temps où il siégeait à l’association des chasseurs de grand gibier.
Son argument majeur tient dans le fait que selon lui, l’efficacité contre la prolifération des sangliers ne se mesure qu’à grande échelle et sur le temps long. Il vise en réalité des territoires de propriétaires qui tirent des revenus des chasses loués à prix d’or où l’on nourrit le gibier tout en épargnant les femelles pour garantir un cheptel, sous peine d’amende, ce qu’il qualifie sans détour d’usines à sangliers.
Nicolas Hansen ne se cache pas de vouloir aller convaincre ses adhérents sur le terrain avant le vote. Il l’a résumé à sa manière, s’il s’engage dans une bataille, ce n’est certainement pas pour la perdre, ce qui promet un mois de septembre animé du côté des sociétés de chasse de l’Aisne.











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